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Jeu de chaises musicales au Conseil Départemental de l’ORNE

Par De Cornecul • Actualités • Dimanche 05/03/2017 • 0 commentaires  • Lu 28 fois • Version imprimable

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Chenu, le 3 mars 2017, édition du 19/20 de France 3 Basse-Normandie
 
 

Quatorze jours sans pilote, le bateau Orne était en péril, le barreur par défaut de Balorre, pouvait-il faire face à une possible mutinerie de l’équipage, ou subir un putsch, comme celui réussi par son prédécesseur Lambert en août 2007 contre H. Burel, son acolyte, et en 1993, lors de la destitution d'H. d’Andigné, ancien président du conseil général ?

La séance plénière extraordinaire du conseil départemental qui s’est tenue le 3 mars 2017 a accouché d’une surprise de taille :

  • La nomination, contestée de C. de Balorre, comme président ? Que nenni ; c’était attendu.

  • Non, c’est la résurrection d’Alain Lambert, le partant-souffrant qui, malgré la bronca de l’équipage, s’imposa premier vice-président.


La nomination au califat du thuriféraire de Balorre, le Tartarin de Saint-Leger-sur-Sarthe ne surprendra pas. Nous savions notre chef des Nemrod ornais, piaffant d’impatience, maitrisant avec peine ses élans…

Malgré ses problèmes de Santé dont il semble s’être remis pour l’instant, notre ex-président Lambert aura pu éjecter le premier vice-président et s’assoir à sa place.
Pour user d’hyperbole, nous dirons que, la pente risquant d’être rude, l’ancien maillot jaune Pinocchio-Lambert se calera désormais dans la roue d’Isnogoud-de Balorre afin de moins « prendre le vent ».

Après dix ans de règne sans partage, après quelques trahisons, quelques flatteries, quelques félonies, quelques prébendes, quelques mensonges et un parjure plus tard, Lambert lève, un peu, le pied, gardant néanmoins le volant du char départemental.

Il a fière allure cet attelage, le cocher-Nemrod de Balorre, sur son siège perché haranguant les chevaux de la voix. Et bien entendu, comme postillon le toujours Pinocchio-Lambert, fouet en main, menant l'équipage en véritable maître de l'attelage. Pardon pour cette métaphore hippique, mais elle illustre bien la pantalonnade mise en scène par Lambert, et exécutée avec zèle par ses affidés. 

Qu’attendre de ce tour de passe-passe ?...

  • La fin des emplois de complaisance, des embauches d’amis et de familiers au conseil départemental et dans les structures para-départementales ?..Le dernier en date, l’ancien conseiller général déchu, Bigot, recyclé au service communication…
  • Pouvons-nous imaginer que Pelleray l’ancien directeur de cabinet de Lambert, devenu consultant, et sa famille, puissent répondre aux marchés publics proposés par le « bidule » Ingénierie 61, la boite à outils de Lambert ?.. Pelleray a élu domicile à une portée de fusil du Quartier Lyautey, où il a gardé son strapontin, son lourd carnet d’adresses, et semble-t-il, une permanence téléphonique. Lors de son départ, n’a-t-il pas déclaré à la presse : « J’ai créé un cabinet de chasseurs de coûts qui va réaliser des audits pour les collectivités, les entreprises afin d'optimiser les coûts sur les achats, les frais généraux... Et je vais aussi suivre la création du campus des métiers au sud d'Alençon avec le regroupement et le développement des CFA et la création d'une école du numérique et de l'internet ».
  • Attention, aux conflits d’intérêts ; dans sa fonction passée de directeur de cabinet, Alain Pelleray a commis à maintes reprises le péché véniel (1) de prise illégale d’intérêts… Pour lui et la famille.
  • Le mystificateur-truqueur-menteur-bricoleur-parjure Lambert, président du conseil général d’alors, avait déjà jonglé avec l’anti constitutionnalité en se maintenant au Conseil Général alors qu’il était nommé à la Cour des Comptes : il devait s’abstenir de tout commentaire politique (mesure qu’il a transgressée à maintes reprises, affichant des soutiens lors des diverses échéances électorales… bafouant son droit de réserve).
  • Il persista en créant Orne Métropole, un « bidule » qui à terme devait mettre sous sa coupe, toutes les collectivités Ornaise. Voyant l’inconstitutionnalité de sa nouvelle chimère, il réactive en lieu et place « sa boite à outils » Orne Ingénierie, véritable machine à dominer le département. Et, une fois encore, les cinquante-trois moutons du conseil départemental subissent sans piper le dictat (voir Orne Métropole un concept fumeux à la recherche d’une concrétisation législative sur Médiapart).


Nous ferons nôtre, la conclusion de Michel Abbervé dans le papier ci-dessus, rédigé pour Alternatives économiques : « Il passera de l’eau sous les ponts de l’Orne, de la Dives, de la Touques, de la Mayenne, de la Sarthe, de l’Huisne, de la Risle… Avant que la loi ne reconnaisse qu’Orne Métropole a du sens. Heureusement ».


René Hamel


(1) Péché véniel : il le fut certainement puisque les autorités judiciaires n’ont jamais enquêté. Consulter sur Mediapart : « du journalisme d’amitié à l’investigation du lanceur d’alertes ».