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Se souvenir pour ceux qui ont oublié…

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Il est probable que les médias nationaux seront plus enclins à disserter sur la tarte-à-Tain façon Macron.

L’autre, la médiacratie faiseuse d’opinion aux complaisances fascisantes, de traiter des « outrances » supputées d’un candidat aux présidentielles, aux réseaux sociaux de disserter de l’intérêt de la liposuccion de telle « ambianceuse », et à une certaine presse régionale « ripolinesque » envers les notables, de commenter avec emphase la réouverture des bars jusque 23 heures que de relever un anniversaire important, tellement « au dé-goût du jour » …


Le 9 Juin 1937, entre Couterne et Bagnoles-de-l’Orne, deux antifascistes Italiens réfugiés en France Nello et Carlo Rosselli furent assassinés par la Cagoule, organe d’extrême-droite exprimant des thèses d’une cruelle actualité reprises partiellement par un parti aux portes du pouvoir : l’Affront National rebaptisé Rassemblement.

Faut-il rappeler aussi qu’à cette époque, l’Orne était, au sortir du Front Populaire, un des « berceaux de complaisance » du nationalisme et du fascisme. Faut-il rappeler qu’un patron de presse aux déviances extrémistes et nationalistes affirmées, Georges Roulleaux-Dugage, compagnon de route du Colonel de la Rocque et de son sulfureux P.S.F. (parti social français) avait largement contribué (avec d’autres notables industriels) à l’organisation en décembre 1937 du premier congrès de ce parti, accueillant 12 000 personnes à Flers.

Nous serons peu, peut-être les seuls français à commémorer ce crime odieux qui prend toute sa signification en ces temps de violences commises et exprimées.

Pourtant, dans le même temps, une commune de l’Orne, Sées, avec la bienveillance du clergé régulier organisait depuis 1910, l’accueil des proscrits du Monde : Cochinchinois, Espagnols, Italiens, Polonais.

Ces temps sont révolus. Si Sées connait une ré émigration, c’est bien de catholiques intégristes. Après l’école et le lycée intégriste de la Croix des Vents géré par la Fraternité St Pierre (émanation des dissidents de la Fraternité Pie X de Marcel Lefèvre, Maurassien impénitent), le Conseil Départemental a obligeamment cédé par bail emphytéotique complaisant un des joyaux de la couronne de son Président : le Palais d’Argentré, au pendant féminin de la Croix des Vents à une association faillie, sauvée de la liquidation par un notable alençonnais dont la femme est devenue directrice de l’établissement.

La « colonisation » ne s’arrête pas là, un notaire confie que nombre de maisons de caractère sont acquises par des parents de ces élèves. Il convient d’ajouter aussi que le lycée « la Croix des Vents » accueille depuis plusieurs années « Academia Cristiana » l’université d’été de formation rassemble « cinq cents » jeunes Catholiques intégristes, l’un des professeurs de cet établissement est l’animateur de cette université. Sous pseudo, c’était l’un des dirigeants de Génération Identitaire, groupe d’extrême-droite activiste dissous en mars 2021, le mêm filmé à une manifestation à Paris faisant le salut nazi. Ce même professeur proposait en 2019 au maire de Sées d’organiser des cours de soutien pour les élèves de la ville.

Et pour mémoire, une professeure de philosophie de « l’institut d’Argentré-Sainte Anne » aura-t'elle retenu la formation d’Academia Christiana, qui forme à : « l’engagement local en vue d’un scrutin », on peut le penser, elle figure comme tête de liste départementale du Rassemblement National aux élections régionales et aux élections départementales, pour le Rassemblement National de la dynastie Le Pen.


Juste une anecdote, interrogée par un journaliste sur son colistier, elle avoue ne pas le connaître… Pour jauger de l’imprégnation de ces catholiques intégristes, en région et sur Sées, il conviendra de regarder les résultats de près.


René Hamel, membre de la Libre-Pensée


Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 09/06/2021 • 0 commentaires  • Lu 91 fois • Version imprimable

Anne, ma Sœur Anne

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Après l’appel à la sédition d’officiers généraux et d’un millier de militaires de haut rang retraités, publié dans un torchon d’extrême-droite faisant injonction au Gouvernement et aux corps constitués de : « réagir au délitement qui frappe notre Patrie », du danger qui viendrait « d’un certain antiracisme qui s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés. Aujourd’hui, certains parlent de racialisme, d’indigénisme et de théories décoloniales, mais à travers ces termes c’est la guerre raciale que veulent ces partisans haineux et fanatiques. Ils méprisent notre pays, ses traditions, sa culture, et veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. »

Et d’évoquer comme responsables « l’islamisme et les hordes de banlieues qui entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. »

Pour terminer par une menace directe d’appel à l’armée : « Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national ».


Outre qu’il faille noter les réactions timides du Gouvernement, ce message comminatoire doit interpeller tous les démocrates.

Ce courrier s’inscrit dans une nazification rampante d’une frange de l’armée française. Rappelons la dénonciation par Médiapart en 2020 puis en mars 2021 de la présence de groupuscules nazis dans l’armée d’active (Françoise Parly n’y a vu que des « actes isolés », son service de communication reprenant le caractère exceptionnellement minoritaire de ces faits).

Rappelons d’abord que, pour ces généraux s’ils ne sont plus d’active, ils sont « en réserve de la république » et maintenus pour la plupart en deuxième section à disposition de leur ministre des armées (en application du 3° de l’article L. 4137-2 du Code de la défense un général en deuxième section n’est plus en activité mais est maintenu à la disposition du ministre de la défense). Pour les autres signataires, il conviendrait à la justice, si elle était saisie de se prononcer sur cette publication.

Sans préjuger d’’une qualification pour tentative de sédition de ce pamphlet, Madame Parly, ministre de la défense pourrait au moins mettre en œuvre une procédure de radiation de ces officiers généraux.

Nous pensons nous au contraire que ces menaces faites aux corps constitués, au gouvernement sont d’une extrême gravité. La rhétorique employée est semblable à celle d’un parti d’extrême-droite, sa représentation nationale n’ayant d’ailleurs pas hésité à faire un appel à ces séditieux de rejoindre leur parti.

Nous pensons que ce silence prudent du gouvernement trouve sa lecture dans des sondages qui opposeraient au deuxième tour de la présidentielle l’actuel président et la représentante de ce parti d’extrême-droite. La mise en évidence de l’accointance d’une partie de l’armée avec ces séditieux serait reprise par le pouvoir pour orienter les votes en sa faveur extirpant de cette sédition larvée des risques de subversion.


René Hamel


Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 28/04/2021 • 0 commentaires  • Lu 107 fois • Version imprimable

En Alençon, c’est Carnaval tous les jours !

Ce texte est le premier d’une liste qui évoquera les turpitudes de la ville-centre et d’une communauté Urbaine

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Alençon, la Belle Minérale, la Soumise, la ville aux trois saints largement sanctifiés par la République locale (en violation de la loi de 1905), se complaît dans le théâtre de boulevard. Son calife, un temps dessaisi des affaires de la Cité par son Isnogoud, revenu aux manettes réinvente la pseudo-consultation, et communique une fois les dossiers bouclés. Il appelle cela de la consultation…

Et pendant le carême la mascarade continue…

On avait vu la ville d’Alençon parfaire sa communication lors de la « consultation » pour la présentation des 31 fameux projets, véritables travaux d’Hercule avec une concertation complètement verrouillée, et sans tenir compte des avis éclairés. Bilan : une minéralisation importante de la ville-centre, des squares saccagés, des délais de travaux non tenus, des entreprises faisant, puis défaisant à la Pénélope trois fois les mêmes travaux. Dans ce fiasco un autre n’a pas été mené à bien, c’est le curage des écuries d’Augias qui aurait permis de situer les incompétences et de les traiter.

La part prépondérante prise par la communication érigée en vertu ne peut « cacher sous le tapis », les carences des uns et des autres, même si la cuisine communicante est un art, destiné à faire avaler aux esprits délicats les plats les plus indigestes.

Le service de com’ de la ville d’Alençon n’y déroge pas. Directement attaché au cabinet du maire, trois personnes y officient sous l’autorité d’un adjoint lui-même chargé de communication. Nous découvrirons plus avant à quelle sauce les alençonnaises et alençonnais vont être assaisonnés.

Revenons à ces projets. L’un d’eux concernait l’aménagement d’un quartier périphérique la Place du Point du Jour à Courteille : 70 marronniers furent abattus. Leur seul tort était qu’ils empêchaient la minéralisation de la place. Pour justifier le massacre, les communicants sûrement appuyés sur des avis d’experts, et pour justifier leur abattage ont invoqué outre le mauvais état de l’ensemble une maladie dite « la mineuse du marronnier ». (Une larve qui, dévore la feuille de l’intérieur).

Pour caractériser les risques, et connaître cette maladie, nous avons sollicité deux avis conjoints l’un d’un architecte paysagiste et l’autre d’un expert forestier spécialiste de cette mineuse. Après visite sur le site, ils rédigeront un avis que nous avons envoyé au siège du porteur de projet. Cette expertise crucifie le projet d’abattage a priori. « Dans tous les cas, de mineuse du marronnier, la larve chute à terre en automne, le plus simple, est de collecter les feuilles et les brûler ». L’expert déplore ensuite « le mauvais état de trois des arbres liés à une taille mécanisée. Abattre ces arbres adultes au prétexte de cette mineuse n’est pas recevable, d’autant que ces arbres semblent indemnes du chancre, qui lui, aurait pu justifier l’abattage ».

Présent à l’abattage de ces arbres, l’architecte paysagiste notera « l’excellente santé des troncs, l’absence de chancres établis sur le tronc et le houppier » les photographiera et nous les transmettra. L’abattage de ces arbres aux troncs parfaitement sains et de silence de la population auront-ils incité la ville d’Alençon à jouer les Attila de la diversité sylvestre, on note depuis quelques années la disparition de centaines d'arbres et arbustes sur des espaces publics, ceci, dans un souci annoncé de « minéralo-végétalisation ». Le peu d’arbres remplacés le seront par des essences exogènes.

La « communication-cuisine » à la sauce Alençonnaise s’affine : concernant la trame verte et bleue, cela devient pantalonesque. Dans notre hebdo préféré ; un titre : « Participez à l’élaboration de la trame verte et bleue ». Puis « Concertation sur la trame verte et bleue samedi 27 mars de 9 heures à 12 heures » … Puis présentation de la démarche envisagée par la CUA… Puis, « visite découverte de l’Espace Naturel Sensible de la Fuie des Vignes à Alençon » (les majuscules sont dans le texte… Tant de majuscules pour une présence de trois heures…) la variante des mots utilisés invite à la prudence. La concertation se mue en affichage d’une décision déjà prise. Attachons-nous à ces trois heures de « concertation » :
  • 9 heures pétantes présentation de la démarche engagée par la CUA : (15 mn)
  • Présentation des cabinets d’études Biotope et Voix Active : présentation de leur démarche 15 mn.
  • Déplacement et visite de la Fuie des Vigne (1 heure).
 
Au final, la concertation avec le bon peuple se déroulera sur 1 heure 30 et dans quatre ateliers. Les participants ont-ils eu des documents avant la réunion, indispensables pour nourrir leur questionnements… Non… Du live… Pas de réchauffé, de la cuisine sur le grill…

En fait, comme pour la Shéma, la SPL, la Démocratie participative, les Conseils de Quartier, une « Communication » qui se voudrait consultative alors que tout est verrouillé. Dans ce nouveau dossier, quelle place pour la concertation ?

A sa décharge le Maire-Président a choisi des acteurs locaux du territoire pour mener études et concertation. Le cabinet Biotope est de Rouen, mais aussi de Belgique, du Luxembourg, d’Amazonie, des Caraïbes, du Gabon, de Madagascar, de la Réunion et même de Chine. Ce cabinet est le couteau suisse de l’écologie : études environnementales, concertation, communication, publication des ouvrages… Sa compétence est récompensée par de nombreux prix issus de l’Entreprise ou de la Banque. Rassurant…

Au fait, parmi les éléments de concertation aurons-nous le coût de la prestation de ce cabinet ?... Et pourquoi y adjoindre VOIX Active qui fait aussi dans la concertation, comme Biotope… Et quid des communicants en place à la Mairie ?

Sur la volonté d’agir de la Communauté Urbaine d’Alençon : « préserver et valoriser les éléments naturels de son territoire, les haies, les arbres, les cours d’eau, les mares, limiter l’éclairage intempestif, qui altère la bonne protection de la biodiversité…éléments identitaires du paysage et du cadre de vie quotidien de ses habitants… » Il y a lieu d’être circonspects, vous verrez plus loin, ce vœu pieux est contredit par une pratique à contrario de la part de cette Communauté Urbaine.


On a déjà parlé des marronniers adultes en parfaite santé abattus et remplacés par un indigent contingent sur la Place du Point du Jour.

En bordure de la Sarthe, dans le continuum piétonnier de la Fuie des Vignes sus-évoquée, (en face de l’ancienne école Normale des Garçons, aujourd’hui l’Epide), une haie buissonnante d’une centaine de mètres a été arasée, remplacée par un grillage, de l’autre côté du cheminement, en bordure de Sarthe quelques beaux arbres hôtes des zones humides ont aussi été coupés… Tout cela dans un espace remarquable sensible, ou un projet de protection de la loutre va être mis en œuvre…

Enfin, concernant l’éclairage intempestif, il faudra que les élus de la CUA, se posent la question de l’équipement de l’éclairage public en led non conformes à la réglementation actuelle (4000°K au lieu de 3000°K autorisés). Les services avaient dûment été prévenus de l’interdiction de ces équipements qui ont malgré tout été installés. Cette intensité lumineuse n’a pas seulement d’effets délétères que sur les animaux et les plantes mais aussi les humains qui en subissent les dommages.


Sur la notion de proximité des élus avec leurs administrés, le delta est grand :
  • Vous avez besoin d’un renseignement fut-il urgent : écrivez on vous répondra… ou pas, plutôt pas.
  • La notion de proximité tant vantée par la Communication : la SHEMA est à Caen, si la SPL est bien à Alençon, sa production en terme d’information « au bon peuple » est indigente. Les architectes choisis sont parisiens, sur la trame verte et bleue le cabinet est international, et le communicant choisi du Pas de Calais…


Enfin, nous accorderons un bémol dans notre critique sur le déboisement intempestif de la Ville d’Alençon. Bernard Palissy en 1555 avait bien brûlé ses clôtures, ses meubles et son parquet pour alimenter son four à bois, afin de parfaire son œuvre d’émaillage.

Peut-on penser que la Ville d’Alençon soit contrainte de détruite les arbres de la ville pour alimenter ses chaudières à bois ? Il faudrait souffler à l’oreille du Vénéré Maire de la Ville, que dans un tiroir des services techniques sommeille un rapport qui indique que la dernière installée, tout contre le lycée Alain, fonctionne à 70% au gaz.


Ce texte, le premier d’une liste qui évoquera les turpitudes de la ville-centre et d’une communauté Urbaine dont certains maires ruraux de la ceinture commencent à en avoir plein les bottes. Les prochains traiteront de la SHEMA, de la SPL et d’autres avatars qui mûrissent à l’ombre de cette valeureuse cité…

Pour l’association :
René Hamel



Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 24/03/2021 • 0 commentaires  • Lu 148 fois • Version imprimable

L’islamo-gauchisme : une fable ; L’islamo-affairisme : une réalité

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur : François Tollot (Alençon - 61)

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« Quand les hommes ne veulent plus changer les choses, ils changent les mots. » écrivait déjà Jean Jaurès.

Le terme « islamo-gauchisme » est une création imaginaire, sans fondement scientifique, une expression qui allie deux mots de sens contradictoires. Ce serait la convergence, voire la complicité, entres intégristes musulmans et forces de gauche. Si le propos manque de cohérence, l’intention peut être dévastatrice.  Elle vise à unir celles et ceux qui veulent stigmatiser l’ensemble des musulmans, s’opposer à la gauche, délégitimer les sciences sociales et la recherche universitaire, réhabiliter le passé colonial. L’enquête diligentée par Frédérique Vidal s’apparente à la levée d’une police des idées. « Liberté, j’écris ton nom » proclamait Eluard !

Les personnes qui prétendent pointer la responsabilité des dits « gauchistes », très souvent non-croyants, dans la montée d’une religion sont parfois celles dont les prises de position religieuses contribuent à affaiblir la laïcité. Exemples : Nicolas Sarkozy déplorant dans son discours à Latran que l’instituteur ne puisse « remplacer le curé ou le pasteur » ; Emmanuel Macron proposant au collège des Bernardins de réparer « le lien abimé entre l’Eglise catholique et l’Etat. ».

S’il y a des complaisances à regarder, qu’on se penche plutôt sur les liens entre nos gouvernements et les pétromonarchies du Golfe. La France et la Grande-Bretagne, sous couvert de l’OTAN, ont bombardé la Lybie, tué Kadhafi, ce qui a engendré la situation actuelle dans l’Afrique subsaharienne. La France accueille à flot les fonds du Qatar. Elle a de bonnes relations commerciales (ventes d’armes par exemple) avec l’Arabie Saoudite dont on dit qu’elle finance l’État Islamique, les écoles coraniques dans le monde... Ce dont nous souffrons n’est pas de « l’islamo-gauchisme » mais de « l’islamo-affairisme ».

La menace terroriste existe et doit être combattue quel que soit l’extrémisme d’où elle vient. Mais ça ne permet pas d’infliger une punition collective qui met à l’index une communauté toute entière. On ne fermerait pas l’église parce qu’il y aurait un curé pédophile.

La matrice idéologique des politiques libérales, portées à leur paroxysme avec le « macronisme », nous conduit à une grave crise économique et sociale : 6 à 7 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, 25 % du patrimoine détenu par 1 % de la population, précarité un peu partout notamment chez les jeunes pour travailler, étudier, se loger, se nourrir, délocalisations et désindustrialisation, dépendance sanitaire, …

Jean Jaurès écrivait : « la République doit être laïque et sociale, mais restera laïque parce qu’elle saura être sociale. ». Plus que les discours fumeux, nous avons besoin d’un plan global pour que tous les citoyens quelles que soient leurs croyance ou non croyance, jouissent des mêmes droits au logement, à la santé, à l’emploi, à la culture. C’est le combat des forces de gauche et cela doit susciter des débats en toute démocratie. Les forces de droite et d’extrême-droite, toutes sur le même schéma libéral, ne veulent pas de ce débat et préfèrent égarer la population dans des échanges poisseux comme ceux de Gérald Darmanin avec Marine Le Pen qui représentent les deux faces d’une même médaille.

Ces accusations « d’islamo-gauchisme » rappellent l’entre-deux-guerres où les communistes étaient traités de « judéo-bolcheviques ».

Le prétendu rempart macroniste à l’extrême droite apparait chaque jour davantage pour ce qu’il est : un marchepied.

 

François Tollot


Par De Cornecul • Actualités • Jeudi 04/03/2021 • 0 commentaires  • Lu 145 fois • Version imprimable

Des Verts et des pas mûrs…

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On aurait dû s’en douter, le Vert est décidemment une couleur instable, elle se décolore à la lumière sur des variantes kaki… En peinture, pour faire du Vert, il faut du jaune et du bleu, le Jaune selon la norme communément admise est le symbole de la trahison, quant au bleu, il aurait pu être la couleur de l’espérance ; confisqué par les partis réactionnaires, il en est devenu le symbole.

La Sinistre de la Transition écologique et solidaire Barbara Pompili est la cruelle illustration de la variante ci-dessus exposée.

Entre les postures, les discours et les actes à l’emporte-pièce, depuis Voynet, les Verts nous ont souvent montré leur porosité avec le monde d’« à côté », celui du bizness facile, là où les projets de carrières s’affranchissent facilement des convictions…

Députée verte, Pompili avait pourtant combattu farouchement les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles. Devenue Sinistre, elle a épousé sans broncher la déclaration de l’alter Sinistre de l’agriculture (ingénieur agronome) « la betterave est récoltée avant floraison. Dès lors, elle n’attirerait pas les pollinisateurs et l’usage des néonicotinoïdes en enrobage de semence sur cette culture serait sans conséquence sur les abeilles. (…) ». En parfait technocrate, il passe sous silence l’action destructive sur le « monde d’en dessous » et pour contrer la rémanence sur les cultures à suivre, qui elle seront florales, il compte sur la bonne volonté des agri-managers… « (…) il sera interdit de planter des cultures à fleurs lors de la prochaine saison pour ne pas attirer les pollinisateurs…».

Ils nous prennent vraiment pour des cons…


Je relaie ici le « coup de gueule » de notre ami Alain Laute.

« Néonicotinoïdes :
"Laissez-nous faire, on s'en occupe". Et voilà, les écolos s'en occupent à l'exemple de la Pompili, "faites-moi confiance". Les exploitations perdent entre 30 et 40 % de rendement ! Il faut des pesticides pour faire du 100 %.

Pauvres fous, la fuite en avant n'a jamais permis de régler un seul problème. Il faut aider les agriculteurs pendant une période de transition obligatoire, incontournable. C'est le rôle de l'Etat Français et de l'Europe. Des solutions naturelles existent mais il faut du temps et pendant ce temps l'Etat, doit intervenir pour soutenir la filière.

Le vote à l'A.N. doit être sans ambiguïté, c'est NON !

Si le cycle naturel n'est pas rétabli, que les polinisateurs et les prédateurs naturels disparaissent, nous disparaîtrons aussi. L'Egoïsme de ceux qui nous dirigent, condamne de fait la génération en devenir à réparer les erreurs qui pourraient être fatales si jamais cette génération reste sous l'influence des raisonnement égoïstes du libéralisme débridé. »


René Hamel




Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 07/10/2020 • 0 commentaires  • Lu 212 fois • Version imprimable

Même sans levée, les cultures dérobées pourront être comptabilisées en S.I.E

Le Sinistre de l’Agriculture de micron 1er, le mal nommé Denormandie (en fait, de Cahors des Ponts, des Eaux et des Forêts) invente la notion de récolte virtuelle primable.

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Le Sinistre de l’Agriculture de micron 1er, le mal nommé Denormandie (en fait, de Cahors des Ponts, des Eaux et des Forêts) invente la notion de récolte virtuelle primable.

Même sans levée, les cultures dérobées pourront être comptabilisées en S.I.E(1)

Face aux conséquences de la sécheresse, le ministre de l’agriculture a annoncé le 17 septembre une nouvelle mesure d’urgence : les agriculteurs pourront faire reconnaître leurs cultures dérobées comme S.I.E même si elles connaissent des problèmes de levée.

« Compte tenu de cette aggravation de la sécheresse, Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, autorise la possibilité pour les cultures dérobées d’être comptabilisées en tant surface d'intérêt écologique (S.I.E), y compris lorsque ces cultures connaissent des problèmes de levée », indique un communiqué du ministère de l’agriculture diffusé le 17 septembre.

Avec les trois années consécutives d’épisodes de sécheresses longues, les déficits de précipitations du début d’année, les faibles précipitations de la première moitié du mois de septembre, les cultures dérobées ont connu à plusieurs endroits des problèmes de levée. Or, pour être considérées comme des surfaces d’intérêt écologique (et permettre à l'exploitant de toucher le paiement vert) leur présence doit être constatée au moins huit semaines à compter d’une certaine date (une date limite qui avait aussi été décalée, dans le cadre de la sécheresse).

D’après le site Terre-net, ce sont les préfets de département qui détermineront un zonage en fonction des conditions climatiques locales. « Les exploitants concernés devront signaler à leur DDTM(2) le problème de levée des cultures dérobées semées et demander à bénéficier d'une dérogation pour cas de force majeure. Cette dérogation permet de maintenir le caractère « SIE » de la culture, y compris en cas de contrôle sur place où la présence d'un semis pourra toutefois être vérifiée », précise le ministère.


On avait la prime à la production, on a eu la prime à la surproduction, la prime sécheresse (douloureuse sous forme d’impôt) puis la prime à la jachère, on a la prime aux culture pièges à nitrates, la prime aux jachères fleuries gage de pollinisation des abeilles), voilà qu’on a la prime aux semailles, jamais récoltées ! A quand la prime aux cultures virtuelles ?


Le décodeur du web

(1) S.I.E : depuis 2013, sont considérées en SIE primées à 80 €/Ha, elles se rajoutent aux M.A.E. (Mesures Agro-Environnementales) :
  • les terres en jachère ;
  • les terrasses ;
  • les bandes tampons sans fertilisation ni pesticides, y compris les bandes tampons couvertes par les prairies permanentes pâturées ou coupées ;
  • les hectares éligibles à l'agroforesterie ;
  • des bandes de terre admissibles le long des bords des forêts ;
  • les zones avec des taillis à courte rotation ;
  • les zones boisées ;
  • les cultures dérobées ou soumis à la couverture verte (coefficient de pondération) ;
  • les zones avec des plantes fixatrices d'azote.
(2) DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer

Par De Cornecul • Actualités • Vendredi 18/09/2020 • 0 commentaires  • Lu 220 fois • Version imprimable

Lettre d’un intellectuel à Macron

Texte repris du blog de Médiapart. Par Matthieu Niango, membre du mouvement " A Nous la Démocratie ! "

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Monsieur le Président de la République,

Vous qui aimez les titres, ça va vous plaire, je suis Normalien et agrégé de philosophie.

J’ai exercé des fonctions en cabinet ministériel au moment où vous étiez secrétaire général adjoint de l’Elysée puis Ministre de l’Economie.

Je ne me sens pas plus bête qu’un autre ni moins cultivé. Et « en même temps », je soutiens les Gilets Jaunes—dont je me définirais, si j’étais prétentieux, un compagnon de route.

Leur cause est juste. Je savais, comme tout le monde, qu’il y avait un problème avec tous vos cadeaux fiscaux. J’ai découvert très récemment, dans Le Président des ultra-riches de Michel et Monique Pinçon-Charlot de quelle façon ahurissante, à coup de milliards, vous transfériez l’argent public vers les très grandes fortunes qui vous ont soutenu. Ça m’a choqué, comme disent les jeunes. Tout le monde devrait lire ce livre remarquable — à commencer par vous…

Je soutiens les Gilets Jaunes surtout parce qu’ils veulent mettre la démocratie en cohérence avec elle-même. Chez nous, le pouvoir n’appartient réellement qu’à vous seul. Un jour peut-être vous prendrez conscience du problème. Les samedis sanglants, les rapports d’Amnesty et les remontrances de l’ONU n’y suffisent pas — vous qui balayez d’un revers de main le référendum d’initiative citoyenne, pourtant le meilleur antidote contre la violence, à laquelle il substituerait le débat.

Moi aussi je m’estime cohérent en les soutenant contre tout ce qui peut diviser une Nation qui m’a permis de faire de belles études et d’avoir une carrière intéressante.

Donc j’en ai marre d’être régulièrement traité de débile par vous et vos porte-parole simplement parce que je suis du côté de la justice et de la cohérence. Rétablissez l’ISF, mettez en place le référendum d’initiative citoyenne et les samedis retrouveront leur tranquillité.

Mais si je vous écris aujourd’hui, c’est à cause d'une phrase que vous avez prononcée lors de votre rendez-vous avec des Intellectuels le 18 mars 2019 : « Je crois en des formes d’organisation du collectif. […] Je pense que les intellectuels ont cette responsabilité, car ils ont une autorité dans la société, qui est académique : ils savent plus de choses, et ils ont lu plus de livres »

Je trouve ça incroyable, à l’heure où des milliers de personnes qui n’ont pas cette autorité, se réunissent, organisent des discussions et des actions partout, sur les ronds-points ou dans le cadre de votre Grand Débat, d’appeler les « intellectuels » à organiser le collectif. Pardon pour eux, mais on ne les a pas attendus, et heureusement, vu le peu d’entrain qu’ils mettent à soutenir un mouvement qui a pour défaut principal à leurs yeux, semble-t-il, de ne pas placer des élites à sa tête.

Je trouve ça incroyable d’imaginer qu’il faille avoir lu des tonnes de livres pour pouvoir participer directement à la démocratie, ce à quoi nos concitoyennes et concitoyens aspirent.

Des livres, j’en ai lu plein. J’en ai même écrit. Pourtant je ne me sens supérieur à personne quand il s’agit de politique.

Car voilà bien le problème, Monsieur le Président de la République : vous ne savez pas ce qu’est la politique.

Vous faire élire, ça oui ! Bravo !

Mais la politique au sens noble, celle que réclament nos concitoyennes et concitoyens, c’est autre chose que l’art de séduire celles et ceux qui iront voter. Ce n’est pas non plus la science. C’est, précisément, ce qui échappe à la science. En démocratie, ce devrait être l’art d’énoncer et de résoudre collectivement les problèmes qui nous concernent tous.

Quel Intellectuel nous dira si tel impôt est juste ? Combien doit gagner un grand patron ? Une infirmière ? Si l’on doit installer ici un centre commercial qui créera de l’emploi mais abîmera la faune et la flore ? Quelle éducation nous voulons ? Ce que nous sommes prêts à faire collectivement pour lutter contre le réchauffement climatique (au lieu de mesures pesant uniquement sur une partie de la population et qui du coup ne passent pas, vous en savez quelque chose) ? Quelle culture voulons-nous ? Que voulons-nous voir sur les chaînes de télévision publique ?

Les livres et les Intellectuels nous aident à répondre à toutes ces questions. Mais ce n’est pas parce qu’on a beaucoup lu qu’on est plus apte à décider pour les autres de ce qui est mieux pour eux. Encore une fois, idéalement, la démocratie suppose que nous traitions tous, directement, des questions qui nous touchent tous. Elle est l’opposé de cette monarchie élective que vous cherchez à nous imposer — au risque du chaos, je ne plaisante pas.

Monsieur le Président de la République,

Dans votre livre Révolution, vous parlez de votre grand-mère, qui, enfant, vous a fait beaucoup lire. La mienne m’a avant tout donné beaucoup d’amour et un peu du bon sens qu'elle possédait énormément. Je ne l’estime pas moins légitime que la vôtre à participer à la démocratie. Ni moins que vous ou moi.

Vous lisiez Gide, Char, Eluard, Tournier. Lire de grands textes, je trouve pour ma part que cela rend humble. Des livres, je veux bien croire que vous en ayez lu beaucoup. Ma question est : qu’en avez-vous compris ?

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Matthieu Niango, membre du mouvement A Nous la Démocratie !  
 

Par De Cornecul • Actualités • Dimanche 24/03/2019 • 0 commentaires  • Lu 400 fois • Version imprimable

Paul Ricœur et la crise des gilets Jaunes-verts-noirs : les solutions de convenances

ou : L’absence regrettable de la philosophie des Utopies au débat des intellectuels à l’Elysée

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Par Jean-Joseph Boillot
Professeur de sciences sociales, auteur notamment de L’Inde ancienne au chevet de nos politiques, l’art de la gouvernance selon l’Arthashastra de Kautilya, éditions du félin 2017.



Le président Macron nous a assuré avoir lu Paul Ricœur. Alors il pourrait ressortir ce petit bijou « L'idéologie et l'utopie ». Il y trouverait les moyens de résoudre la crise actuelle plutôt que d’entretenir un cercle vicieux dont l'histoire de France nous montre qu'elle n'en n'est jamais sortie gagnante. Car quelle lecture peut-on avoir du blocage actuel avec les lunettes de Paul Ricœur si ce n’est la confrontation traditionnelle entre d'un côté une idéologie — en l’occurrence libérale — et de l'autre, trois utopies. En gros, deux schémas d'imagination qui s'affrontent sans trouver les moyens de créer une spirale positive grâce à ce que Ricœur appelle un jugement de convenance, ou tout simplement une sagesse pratique.

D'un côté donc, une idéologie, terme qui n'a rien de négatif en soi chez Paul
Ricœur. Elle appartient à la catégorie de l'imaginaire qui joue un rôle intégrateur essentiel dans toute société. Il s'avère cependant que dans sa fonction de légitimation du pouvoir, elle présente parfois de trop fortes distorsions par rapport à la réalité, bref qu’elle se transforme en pathologie. C'est un cas fréquent du reste avec l'idéologie libérale dont Karl Mannheim nous dit qu'elle consiste à croire qu'on peut faire le bonheur des peuples en leur imposant ce qu'on croit être le meilleur système : une société de marché.

En face, des utopies. Un terme qui n'a rien de péjoratif non plus dans la bouche de
Ricœur pour qui « une société sans utopie est une société sans dessein ». D'autant que l’utopie est toujours apparue comme un remède aux pathologies de l'idéologie, même si elle-même présente aussi des risques de pathologie : une fuite devant le principe de réalité, la fameuse non-congruence. Regardons les forces en présence.

Côté gilets jaunes, les moyens sont ceux de la désobéissance civile à la Thoreau, et l'utopie égalitaire s'inscrit assez bien dans l'Utopia de Thomas More (1516). La solution ici est clairement dans un effort significatif d'égalité et de meilleure prise en charge des besoins collectifs, et pour cela de faire payer les riches, c'est-à-dire la solution de Thomas Piketty mondialement acclamée.

Côté gilets verts, les moyens sont plutôt le Gandhi de la « marche du sel », et l'utopie de type république ajaoienne de Fontenelle (1682). La solution n'est pas non plus trop difficile puisqu’un pacte social en dix points a été présenté lors de la marche du siècle dont le seul inconvénient peut-être serait de faire payer quelques lobbies. Mais le jeu en vaut la chandelle, et la République en sortirait grandie.

Côté gilets noirs, ce qu'on appelle les « casseurs » pour ne pas avoir à regarder en face certaines réalités conformément d’ailleurs à la théorie de la dissimulation chez Paul
Ricœur, les moyens sont ceux de la révolution violente contre l'État de type Bakounine, et une utopie clairement anarchiste, qu'il s'agisse de celles d’Antisthène et de Zénon dans l’antiquité, ou de Proudhon plus proche de nous. Paradoxalement la solution n'est pas très compliquée et même probablement très économique : aménager des espaces d'expérimentations communautaires comme la question s'est déjà posée lors des affrontements autour de la ZAD de Nantes. Et les multiplier autant que de besoin dans une France rurale suffisamment vaste et en voie de désertification pour accueillir de tels projets.

Évidemment, toutes ces concessions ne vont pas de soir car, comme le dit
Ricœur, l'affrontement entre ces deux catégories se joue sur le point crucial de l'autorité. Céder ou ne pas céder. Composer ou ne pas composer. Avoir l’initiative ou purement réagir sur la défensive. Mais là, et là seul se trouve la possibilité d'une spirale positive entre l'intégration sociale grâce à l'idéologie et la capacité de subversion et d'imagination grâce à l'utopie. Est-ce impossible compte tenu des forces en présence ? Pas tant que cela. Et Ricœur de nous indiquer la solution : le « jugement de convenance », l’aptitude à apprécier ce qui est approprié, plutôt que de s’arcbouter sur des certitudes de moins en moins congruentes et donc légitimes. Cela relève de la sagesse pratique, et il n’y a aucune raison qu’un lecteur aussi assidu de Paul Ricœur n’en fasse pas preuve.


Par De Cornecul • Actualités • Vendredi 22/03/2019 • 0 commentaires  • Lu 397 fois • Version imprimable
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