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Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

Par Olivier Tonneau (publié sur Médiapart)

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L'auteur : Olivier Tonneau. Enseignant-chercheur à l'Université de Cambridge et membre de la France Insoumise. Cambridge - Royaume Uni.
Son blog Médiapart : Lettres d'un engagé à ses amis qu'il dérange

Reproduction de l'article avec son aimable autorisation


 

Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

Par un incroyable tour de force, Nicolas Hulot, démissionnaire, parvient à imputer ses échecs à l'opposition et à la société tout entière plutôt qu'au gouvernement. Une faillite politique, intellectuelle et morale.


« Je souhaite que personne, personne ne fustige le gouvernement ». Nicolas Hulot, au moment même où il quitte le gouvernement, réussit le tour de force de le défendre, coupant ainsi l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient en faire la critique. Il loue d’ailleurs « l’affection, la loyauté, la fidélité » dont ont fait preuve à son égard le premier ministre et le président de la république avant de demander : « au quotidien, qui j’ai eu pour me défendre ? » Il répond à sa propre question en accusant l’opposition qui n’a pas su « se hisser au dessus de la mêlée pour se rejoindre sur l'essentiel » et même la « société » qui n’est pas descendue dans la rue pour le soutenir. Incroyable retournement des rôles, qui repose sur un escamotage digne du fameux éléphant dans la pièce : contre qui l’opposition et la société étaient-ils censés défendre Nicolas Hulot, sinon contre ce gouvernement affectueux, loyal et fidèle ?

Défendre Nicolas Hulot, en quoi cela aurait-il dû consister, sinon faire en toutes occasions pression pour affermir les mesures de protection de l’environnement – en proposant l’inscription de la règle verte dans la constitution, en exigeant l’interdiction ferme et immédiate du glyphosate, en luttant pour l’interdiction de la pêche électrique, en combattant la réduction des aides à la reconversion des agriculteurs vers des modèles bio, en luttant aussi contre le démantèlement du rail et la privatisation des barrages ? C’est ce qu’a fait, tout au long des dix-huit mois qui viennent de s’écouler, la France Insoumise.

Je ne suis pas porte-parole de la France Insoumise et je n’y occupe aucune fonction officielle. Après en avoir été candidat aux législatives, je préfère me définir aujourd’hui comme un soutien extérieur plutôt que comme un membre du mouvement, pour des raisons que j’expliquerai peut-être une autre fois. Il n’en reste pas moins que nul ne peut dénier la persistance et la pugnacité avec laquelle ses militants et ses députés ont défendu la cause écologique à l’Assemblée et en-dehors. Qu’un mouvement politique ait à son programme la mise en oeuvre du scénario Negawatt pour la transition énergétique, voilà qui devrait séduire Nicolas Hulot. Pas du tout : il fait comme si aucune opposition politique écologiste n’existait.


C’est qu’il lui reproche son modus operandi : l’opposition devrait « s’élever au-dessus des querelles habituelles » pour défendre l’écologie. Galimatias qui ne signifie rien, mais qui trahit la limite de Nicolas Hulot, limite bien connue du reste : son apolitisme bien de son temps, qui refuse toute forme de conflit et s’imagine une société du consensus parvenant un jour, par la grâce de la « pédagogie », à une épiphanie collective. Il est effarant que Hulot lui-même, après avoir platement échoué à convaincre, n’en soit pas venu à comprendre qu’il fallait lutter, et reporte même la faute de ses échecs sur ceux qui luttent plutôt que de faire, comme lui, des homélies à des menteurs, des caresses à des voleurs.

Quant à cette société civile, comment Nicolas Hulot ose-t-il affirmer qu’elle lui a fait défaut ? C’était à lui, au contraire, de la soutenir et de la porter, ce qu’il n’a jamais fait. Le seul fait positif qu’il puisse mettre à son actif est l’annulation du projet de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Mais cette annulation elle-même n’a été décidée que par crainte d’un pourrissement du conflit ; à aucun moment les Zadistes n’ont été crédités de leur résistance, jamais il n’a été dit par Nicolas Hulot qu’ils avaient bien mérité de la biodiversité. Seule dans l’hémicycle la France Insoumise a déclaré que la société toute entière devait des remerciements à son avant-garde mobilisée.

Combien d’associations de lutte contre les pesticides, pour la reconnaissance des maladies qu’ils causent, auraient pu être reçues par le ministre ! Au moment même de sa démission, il aurait pu en prendre occasion pour les médiatiser et les valoriser. Rien de tout cela : Hulot les invisibilise au contraire pour excuser non seulement son échec, mais sa lamentable obstination à croire en un gouvernement qui s’est servi de lui comme alibi. Sans doute l’ex-ministre, qui pourtant déclare qu’il « ne veut plus se mentir », n’est-il pas prêt à s’avouer à quelle profondeur d’aveuglement il s’est laissé sombrer.

Ainsi vient le pire de son discours : la déclaration de culpabilité universelle - « nous sommes tous responsables », « chacun d’entre nous porte les contradictions de notre temps ». Refrain connu que celui de l’accusation vague, indéfinie, dont ne s’ensuivent que l’impuissance générale et le découragement. Tous responsables ? Non. Si la contradiction à résoudre est, comme le dit Hulot lui-même, celle d'un « modèle marchand » (les gens qui n’ont pas peur des mots diront « capitalisme ») et des impératifs écologiques, sont responsables au premier chef ceux qui perpétuent le modèle économique incriminé : le capital, le patronat, le gouvernement et les lobbies qui ont son oreille. Au deuxième rang se trouvent ceux qui sapent la résistance aux premiers en invisibilisant les opposants et en niant les alternatives. Nicolas Hulot est de ceux-là. Sa démission, loin de redorer son blason, y fait une sombre tâche : à la naïveté dont on pouvait, au mieux, le créditer, vient s’ajouter une persistance dans l’erreur qui relève de la lâcheté intellectuelle et constitue une trahison de la cause qu’il prétend défendre.


 


Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 29/08/2018 • 0 commentaires  • Lu 39 fois • Version imprimable

Alain Lambert ou la rouerie en Politique.

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Il est malin, le vieux lion en politique Alain Lambert l’encore candidat aux sénatoriales de l’Orne… Dans un post publié le 18 juin 2018 il annonce ne plus communiquer sur son blog jusqu’au 1er juillet date de l’élection.
Il exhorte ses concurrents à « prendre de la hauteur, de cette hauteur qui convient à la fonction de sénateur ».

En douce, il fait diffuser par ses affidés sur leurs réseaux sociaux une interview réalisée par Radio Sensations Normandie le… 19 juin 2018, soit le lendemain de sa demande de cesser le feu… Lambert est coutumier du fait, le 28 mars 2015, après la clôture de la campagne des élections départementales, Alain Lambert exhorte sur son blog ses militants à se mobiliser « il faut convaincre trois ou quatre de vos amis » pour le vote du lendemain.

Revenons à l’émission radio : lors de l’enregistrement de cette émission nommée Hebdo Politique Normandie n° 28, l’échange avec le journaliste est si complaisant qu’il ressemble à un pro domo promotionnel comme savent en diffuser les américains lors des sénatoriales.

Le journaliste, d’entrée de jeu, lit avec gourmandise le panégyrique de Lambert, jusqu’aux ors de la République, sans oublier les missions d’Etat passées… Et à venir.

Rien sur le nomadisme électoral de notre édile, rien sur ses ennuis judiciaires, à la question du développement des villes moyennes, Lambert critique l’extension inconsidérée des zones commerciales périphériques, des villes moyennes dont il avoue à demi-mot et à demi-ton en être aussi responsable, il ne mentionne pas avec quelle constance il a défendu la zone des Portes de Bretagne…

A propos d’une question du journaliste sur une brasserie emblématique d’Alençon, il réclame (à 23’20 de l’interview) … l’expropriation du propriétaire, sans prononcer son nom néanmoins glissé en douce par son vis à vis, et surtout, il oublie de préciser qu’il avait commis des actes administratifs rendant difficiles l’exploitation de cette brasserie.

Le journaliste a relativisé la bronca qui agite le landerneau départemental, seule, une petite allusion à telle députée, ou tel candidat adversaire… Il survole le Phoenix, toujours dans l’esprit et dans la lettre en véritable patron du département qu’il se sait être…

Au pied, tous ceux qui croyaient l’avoir éloigné du pouvoir ; au pied, et le doigt sur la couture du pantalon.


Bref, ces vingt minutes très complaisantes présentent le cacique Lambert sous le meilleur jour, pour une information complète, nous vous recommandons la lecture de notre blog OREEAT, vous pourrez à loisir y découvrir l’autre face de Janus-Lambert, ses tribulations hasardeuses près d’un industriel du déchet ; ses liens sulfureux avec son ami de toujours et chef de son exécutif, Alain Pelleray, ses omissions et ses mensonges au Conseil Général de l’Orne, ses silences qui valent des aveux, et sa conception toute personnelle du droit qu’il se défend pourtant de respecter.


A quand un journaliste qui osera les questions qui fâchent ?... Lisez-les sur OREEAT.


René Hamel

Pour écouter l’émission : https://youtu.be/EChUzsfWT5g


Par De Cornecul • Actualités • Jeudi 21/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 75 fois • Version imprimable

DE JUDAS A GANELON

Petit précis des trahisons dans l’Orne

DE JUDAS A GANELON
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De Pavie à Bouvines, nombre de batailles gagnées d’avance furent au final perdues par la traîtrise de commensaux ayant tourné leur veste au dernier moment. Talleyrand disait : « La trahison est plus une affaire de dates que de point de vue » … Il serait bon que les deux félons sous-nommés méditent cette réflexion d’un observateur du marigot politique Ornais.



"La conspiration des poudres" dans l'Orne



Après s’être repus à la table d’Alain Lambert, lesdits Christophe de Balorre et Alain Pelleray, ont fait fissa pour remballer leur rond de serviette afin de changer de cantine…

Dans les batailles, c’est souvent un grain de sable qui vient mettre à bas la plus belle stratégie échafaudée par les militaires. Pour Alain Lambert, ce sera la candidature de Leroux entachée d’une erreur d’appréciation manifeste. Pourtant en parfait Ptolémée, jusqu’ici, Alain Lambert avait excellemment décodé son avenir politique et son ascension sociale.

Fils de bouif, petit clerc, il fut fait notaire par avatar. Politicien par opportunité (la nature ayant horreur du vide), il « déboulonna » ensuite son mentor d’Andigné, s’asseyant dans son fauteuil de Président du Conseil Général. Un personnage plein d’ambition vint se caler dans son ombre : Alain Pelleray.

On verra que jusque ces derniers jours, ils cheminèrent dans les pas l’un de l’autre ; Lambert devant allant jusqu’aux ors de la République, Pelleray toujours derrière en homme d’affaires avisé, usant et abusant de ses prérogatives pour enrichir toute la famille, parfois aux dépens de la moralité publique.

Alain Lambert, par convenance personnelle crut bon d’adouber comme successeur à la présidence d’un Conseil devenu Départemental, un certain de Balorre, à qui il avait facilité l’avènement sur les strapontins du pouvoir. C’est malheureusement la première et lourde erreur d’appréciation d’Alain Lambert : vouloir faire de lui son champion. « Sur un hippodrome, l’Ane reste un âne… » me disait un ami, philosophe à ses heures et couvreur-chaumier de profession, il disait aussi : « change ton âne en évêque, il ne te dira pas la messe en latin » … On pourrait citer aussi Woody Allen, à propos de cinéma ironisait : « L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible » .

Est-ce la confiance aveugle d’Alain Lambert, sa fidèle en amitié, sa rouerie légendaire, l’inobservance du monarque sûr de sa puissance ou la distraction de l’âge qui fit de ces deux thuriféraires des traitres en devenir ?... Avant le chant du coq, ils devinrent Judas… Ces deux commensaux renièrent leur maître à penser et s’empressèrent de rejoindre la cohorte des quelques jeunes loups du département, ceux qui déjà avaient ourdi un putsch contre Lambert. Ce n’est pas glorieux pour de Balorre, mais c’est bien calculé une fois de plus pour Pelleray, qui a compris vite, qu’en changeant de monture, il pourrait pérenniser ses prébendes et magouilles départementales.

Mais attention, les traqueurs au petit pied, le lion est à terre, mais il n’est pas mort… Déjà une fois, les Jason ’s boys du Conseil départemental ont tenté la sédition, en pure perte … Ils remettent ça ! Le pari est risqué, Lambert, resté par sa seule grâce vice-président aux finances du conseil départemental de l’Orne, a encore autour de lui, tel Napoléon, son dernier carré.

De plus, il a créé sa machine de guerre Orne Métropole, dont il a seul les clés de la boite à outils… Philippe Labro a écrit : « tomber sept fois, se relever huit » … Titre transposable à la situation Ornaise ? Vivrons-nous Austerlitz, ou Waterloo… Dans le meilleur cas on peut craindre pour une droite divisée un capharnaüm départemental, dans l’autre, pour Lambert un exil à Singapour, plus accueillant que Sainte-Hélène… Attention les putschistes certaines batailles ne vous couvriront pas de gloire…

L’actualité électorale de la sénatoriale du 1er juillet dans l’Orne aura une saveur particulière. Verra-t-on le sabordage du navire en pleine tempête ou un départ vers Singapour en guise d’ile d’Elbe… Où notre Napoléon à nous fêterait son proche anniversaire, ou alors, assisterons-nous une autre fois à la renaissance du Phoenix…… Réponse le 1er juillet…

René Hamel


Par De Cornecul • Actualités • Mardi 19/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 83 fois • Version imprimable

Sacré LAMBERT… la mascarade continue…

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Président multicarte du Conseil Départemental de l’Orne, et chef palefrenier de l’écurie de ses affidés, Alain Lambert démissionna de son fauteuil de Président pour cause de maladie opportuniste. Il fit adouber son thuriféraire, de Balorre, comme nouveau président.
Conservant néanmoins les rênes du pouvoir comme premier vice-président, il laisse bien sûr en place son condottière de toujours, son ex directeur de cabinet Alain Pelleray pour « garder la boutique ». Le Rastignac Pelleray n’aura pas vu la bronca s’installer… Le poussin de Lambert, Leroux un temps sénateur fut défait par le Conseil Constitutionnel, Lambert se réarme et repart au combat. La majorité départementale se rebelle, et soutient un autre candidat.

Une fake news aurait prétendu que Lambert aurait été vu nuitamment allumer des cierges en la basilique d’Alençon. Pour obtenir les grâces de Saint Pie X, et de St Pierre ? Cela aurait pu être le cas tant il avait bien servi la cause de ces fraternités.

Avant de partir, Lambert avait initié la conclusion d’un bail emphytéotique livrant le palais d’Argentré à Sées, pour 1 000 €/mois, à une société immobilière parisienne au capital de 1 000 € (après avoir réalisé six millions d’€uro de travaux, investis par le Conseil Général). Le but : créer un lycée hors contrat, avec des enseignants de la Fraternité st Pierre, proche de la Fraternité st Pie X. Deux mouvements ultra-catholiques.

Les cierges consumés, sans manifestation tangible des très saints et craignant la défection du petit peuple des grands électeurs de son fief appelés à voter le 1er juillet, Lambert rassemble le ban et l’arrière-ban politique régional et national pour le soutenir, pour sa quatrième élection au fauteuil doré de sénateur.

Il y a trois jours, il annonce à grands renfort de tambour, le ralliement de quatre présidents de départements normands, le lendemain ils ne sont plus que deux.

Les choses du sacré étant par nature impénétrables, les cierges n’ayant plus la valeur d’indulgences qu’on leur prêtait, Lambert aurait-il convoqué un chamane pour aller chercher des soutiens dans l’au-delà ?

Dans la longue liste des soutiens dont il fait état : des scientifiques…, financiers de haut vol… Il y a un soutien, vrai ou inventé qui interpelle la morale, celui d’un édile décédé voilà quinze jours (1).

Il conviendrait que Lambert publie ce soutien post-mortem. Voilà ce qu’il relate sur son blog : « C’est pourquoi je souhaite que la confiance des élus ornais soit accordée à Alain Lambert pour qu’il soit notre relai (1) commun au Sénat » – Jean-Claude Boulard, Maire du Mans, Président de Le Mans Métropole, Ancien Sénateur de la Sarthe.


(1) – le S est manquant depuis la réforme de l’orthographe de 1990. Quand on sait que Lambert et Boulard étaient de farouches pourfendeurs des réformes, ce soutien post-mortem a des airs de véracité


René Hamel
 

Par De Cornecul • Actualités • Vendredi 15/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 79 fois • Version imprimable

Prix Faux-cul d’honneur, attribué à : Nicolas HULOT Ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.

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Avec l'aimable complicité de Glon

 
Nous connaissions le Hulot plongeur, surfeur, homme d’affaires, dévoreur de belles âmes, Pilote de Hummer, et de hors-bord surpuissant, d’hélicoptère, de moto, sans méconnaître le réalisateur et présentateur-vedette et accessoirement berger de brebis avec Ushuaïa (la fondation), sans oublier l’éphémère candidat à la présidence de la république, un temps l’homme préféré des français…


Nous vous avions montré, sur le précédent blog, le courageux ministre HULOT au sommet des éoliennes sarthoises scrutant de loin l’immense terrain destiné à l’aménagement commercial gigantesque de son contact Hervé, l’homme d’affaires local.

Vous connaissez peut-être le Tartuffe qui depuis quinze ans tente de ripoliniser les politiques agressives de ses différents donneurs d’ordre publics et privés (une quinzaine de sociétés, pour une soixantaine de produits qui génèrent de confortables revenus au ludion médiatique jusqu’en août 2017 près de 250 000 €/an).

Vous ignoriez certainement l’Homo-Biocidus qui décida le 3 septembre 1993, pour son mariage, de recevoir ses 300 invités sur
l’ile du Fort National (réserve ornithologique au large de St Malo), pour une party où la patrouille de France passa à basse altitude pour saluer les mariés… Connaissez-vous le surfeur qui à bord de son semi-rigide puissant défie les vagues au large, ou le pilote impétueux qui au volant de son 4x4 brave les limitations de vitesses le long de la Rance effarouchant les oiseaux nicheurs. On passera sous silence l’utilisation du hachoir à passereaux et autres oiseaux, lors des atterrissages et décollages de son hélico.

Le Tartuffe Nicolas Hulot, récidive gravement es fonction de ministre de la Transition écologique, le mercredi 21 mars à l’assemblée nationale, il a versé des larmes de crocodile réclamant un « sursaut d'indignation » pour défendre la faune et la flore de la planète, déplorant le fait que : « la biodiversité tout le monde s'en fiche ».

« 30 % d'oiseaux en moins en quelques années, 80 % d'insectes en moins à l'échelle européenne, le dernier grand mâle rhinocéros blanc du nord de l'Afrique a disparu. Moi ça ne me provoque pas de la peine, pas de la colère, (mais) de la honte, de la honte de savoir que derrière la sixième extinction de la biodiversité, la responsabilité c'est nous », a déclaré le ministre de la Transition écologique devant les députés.

« Il y a des tragédies invisibles et silencieuses dont on s'accommode tous les jours, eh bien je vous le dis, tout seul, je n'y arriverai pas », a-t-il ajouté. « Oui je vais vous présenter un plan biodiversité dans les semaines qui viennent, qui va succéder à la stratégie de la biodiversité, mais très sincèrement, tout le monde s'en fiche, à part quelques-uns », a regretté le ministre,  réagissant à des études publiées mardi 20 mars ayant constaté le déclin "vertigineux" des oiseaux des campagnes françaises ces dernières années, études mettant notamment en cause les pratiques agricoles.

Pas de réponse du Ministre-Sinistre, pas de mesures prises ni à prendre : « Je veux simplement avoir un sursaut d'indignation et de réaction », il aurait pu ajouter seulement un sursaut d’indignation. Ainsi est fait le ministre, il s’indigne (les permis de forage en mer, il s’indigne ; les gaz de schistes, il s’indigne ; les pesticides, il s’indigne ; la prolongation du glyphosate, il s’indigne…). Mardi, dans un tweet, il avait appelé à « se mobiliser » car selon lui « chacun peut agir : réduire les pesticides, lutter contre l'artificialisation des sols, réduire les pollutions ». Il plaide : « tout seul, je n’y arriverai pas »

Pour cet envol lyrique qui voudrait faire oublier sa passivité de ministre envers les prédateurs de la Planète, il obtient un « lever de fesses » cathartique de la plupart des députés de l’Assemblée, ces mêmes élus qui pactisent avec les grands lobbies agricoles et industriels qui hantent les couloirs de l’Assemblée nationale, ou les tables cossues des restaurants en œuvrant en coulisses pour que rien ne change… Jusqu’ici, tout va bien…

Pendant ce temps en dix ans 70 % des insectes ont disparu et 30 % des oiseaux. A Medellin en Colombie 750 chercheurs du monde entier sont en train de plancher sur cette disparition cruciale pour la survie des espèces, et de la nôtre bien entendu…

Du 17 au 24 mars, se déroule la sixième séance plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, (IPBES) créée en 2012. Les travaux présentés y sont alarmants. Ils constatent « que 60 % des sols de la planète sont en mauvais état sous l’effet l’activité humaine, le sous-sol abritant 25 % de la biodiversité mondiale ».


Pendant ce temps-là, Tartuffe-Hulot a un sursaut d’indignation, salué par un lever de fessiers de l’assemblée nationale…. Tu peux dormir tranquille…


 

Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 28/03/2018 • 0 commentaires  • Lu 109 fois • Version imprimable

A propos de la visite de Nicolas Hulot en Sarthe, ou, "Mont’là-dsus et tu verras BENER".

Quand la visite en Sarthe de notre Ministre-préféré des français suscite les cauchemars les plus fous… Chez les riverains de Béner et les militants, et où l’on rêve tout éveillés que le déjeuner en Préfecture n’a pas été seulement consacré à la transition énergétique.

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A propos de la visite de Nicolas Hulot en Sarthe, ou, "Mont’là-dsus et tu verras BENER"

 

Quand la visite en Sarthe de notre Ministre-préféré des français suscite les cauchemars les plus fous… Chez les riverains de Béner et les militants, et où l’on rêve tout éveillés que le déjeuner en Préfecture n’a pas été seulement consacré à la transition énergétique.




Les cauchemars ont parfois à voir avec des situations de tous les jours. Je vous narre le mien : lundi 8 janvier comme nous l’avons lu et vu abondamment dans les médias, Nicolas Hulot s’est perché en haut d’une éolienne à Juillé, puis il est allé voir les panneaux photovoltaïques à Spay.

Le même jour vers 13h30, la Cheffe de Cabinet de Nicolas Hulot, Madame Anne Rubinstein recevait les associations opposées au projet démentiel de Béner. Projet d’aménagement commercial porté par Benermans, une société appartenant au multimillionnaire Claude Hervé, patron des Leclerc de la région mancelle, propriétaire de château et d'au moins 1 200 hectares de forêt, et par le géant suédois IKEA, expert en cuisines de toutes sortes (optimisation fiscale qui selon Bruxelles aurait pu frauder pour près d’un milliard d’€uro).

Ce projet, le Ministre de la Transition énergétique était censé le connaitre puisque le Cabinet avait reçu deux courriers ayant trait au projet mortifère pour le commerce de centre-ville du Mans. En sept minutes, la Cheffe de Cabinet avait expédié les associations, elle souhaitait probablement ne pas manquer le café du repas servi en l’honneur de Nicolas Hulot à la Préfecture du Mans. Si la Cheffe de Cabinet a relaté aux convives son entrevue express avec les associations, certains des invités auraient pu se taper sur les cuisses...

13h30, c’est l’heure à laquelle je sacrifie à mon occupation post-déjeuner : faire marienne, comme disent les angevins… Je m’endormis aussitôt, la visite d’Hulot s’invita dans mon sommeil... Est-ce un rêve prémonitoire comme il m’arrive assez souvent d’en faire. Mes amis (si, si, j’en ai) m’appellent le devin, mes contempteurs, le maléfique. Revenons à nos moutons noirs…

Dans mon rêve, outre les élus de tout poil (macronisme et œcuménisme obligent) invités aux agapes, deux personnages incongrus se réjouissaient plus que les autres convives. Le propre du rêve, c’est qu’il demeure imprécis par exemple, je n’ai aucun souvenir du plan de table, Le Maire du Mans, Boulard, était-il présent ? je n’en relève pas le souvenir, la Mairesse d’Yvré l’évêque ? on peut en douter sauf s’il était prévu d’aborder pendant le repas le projet LECLERC-IKEA, dont elle est une fidèle supportrice… par contre, dans ce cauchemar une image précise a franchi la frontière du rêve pour s’ancrer dans la réalité : , la présence à table de … Claude Hervé le porteur du projet Bener, et d’un responsable France d’IKEA…

Comme dans tous les cauchemars, quand cela devient tragique, on se réveille pour mettre fin au drame et reprendre pied dans la réalité : pourquoi Claude Hervé et IKEA avaient-ils convoqué Nicolas Hulot à déjeuner en préfecture du Mans ?... Deux scenarii :

  • L’aviation, Claude Hervé a été un temps propriétaire d’un aéroplane et multi-usager de ce mode de déplacement prisé aussi par Nicolas Hulot, surtout pour l’hélicoptère…
  • La chasse, passion raisonnée de Claude Hervé qui reçoit dans ses chasses grands élus, fonctionnaires de hauts rangs, et même un préfet (mi-décembre 2017) pratiquant en cela un mélange des genres déplorable.


En fait, trêve de cauchemars, c’est bien le Préfet et le Ministre qui étaient les puissances invitantes… Ouf on a eu chaud !... Mais alors, le déjeuner en Préfecture en présence de Claude Hervé et d’IKEA France ; c’était aussi un cauchemar ?...

Je vais me recoucher pour cauchemarder la suite…

René Hamel

 

 

BONUS

"Il y a en Préfecture un Ministre qui vient,
Pour voir des éoliennes, on invite le gratin
Un tas d’gens importants, veulent lui serrer la main
Partout mêm' chez l'ministre y faut faire le turbin
pour causer de BENER, assurer nos arrières
Contre les riverains qui ne comprennent rien
Pas d’chance on les a vus
Hulot faut que j'te montre
C'que t'as pas encor vu 
En grimpant sur la table
Hervé s’mit à chanter

Refrain :
Mont' là-d'ssus (bis)
Mont' là-d'ssus et tu verras BENER
Et sois bien convaincu
Qu’tu n’verras rien de plus
Tu verras BENER…"

(avec nos excuses à Lucien Boyer pour le plagiat)


Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 10/01/2018 • 0 commentaires  • Lu 148 fois • Version imprimable

Conseillers-ères départementaux-tales, bougez-vous le C.. !

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Une chose n’est pas juste parce qu’elle est Loi, une chose est Loi parce qu’elle est juste (de Montesquieu)


Dans vos colonnes, à propos de l’interpellation d’une ornaise concernant la location du Palais d’Argentré, le Président du Département de l’Orne concluait par cette aphorisme « M...... H.... fait de la politique, moi, je gère les affaires du Département ». Mais comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Monsieur de Ballore à l’instar de son mentor, imite son illustre prédécesseur en usant d’une forme de spécisme : « nous les grands on dirige, pendant que vous, faites dans la futilité ». C’est le notaire Lambert qui en qualité de président du Conseil départemental avait initié à dessein ce bail emphytéotique.

Je ne suis pas convaincu que l’actuel Président ait une notion avertie de ce type de contrat. Je lui rappelle que : « le bail emphytéotique confère au locataire un droit réel sur le bien immobilier, le preneur bénéficie de droits de propriété s’approchant de l’usufruit ». Ce bail de 18 à 99 ans est une forme de vente déguisée. Le preneur peut :

  • Louer ou sous-louer le bien librement ;
  • Vendre, aliéner, échanger ou hypothéquer la jouissance du bail ;
  • Le droit d’emphytéose peut faire l’objet d’une saisie immobilière.

 

C’est-à-dire que demain, la SCI propriétaire pourrait revendre ses droits et faire une plus-value considérable.

Comment les Conseillers-ères Départementaux-tales ont-ils-elles pu, dans la grande majorité, valider une telle spoliation du bien public. Déjà, dans une sombre affaire, celle de Nonant-le-Pin, nous avions dénoncé la propension moutonnière de nos représentants-tantes à digérer les entorses à la loi, là, trop peu ont contesté le dol dont allait être victime le département de l’Orne. Car il y a bien dol, puisque qu’aucune mise en concurrence, ni information préalable à la réalisation de ce bail, n’ont été faites en amont. Il y a tromperie dans la rédaction du compte-rendu de l’assemblée pléniaire du Conseil Départemental du premier trimestre 2017 puisqu’il est écrit : « aucune offre d’utilisation publique ou privée autofinancée en investissement comme en développement n’était parvenue au Département jusqu’à l’opération ». Il est bien évident que faute d’appel d’offres, il ne pouvait y avoir de réponses…

Monsieur le Président du Conseil Départemental affirme gérer les affaires du Département, je lui oppose qu’il ne les gère pas « en bon Père de Famille » mais au profit de l’exclusive. Outre la possibilité par la SCI bénéficiaire du bail de revendre ses droits bien au-dessus de ce qu’elle aura déjà payé, faisant là une opération financière considérable, je propose à M. de Ballore un court problème de mathématique de niveau CM2 :

  • « Soit une collectivité qui achète un palais en 1990, elle y fait 5 886 822 Euro de frais.
  • Cette collectivité décide de louer pour trente ans ce Palais à une SCI pour la somme de 12 000 €/an.


Combien d’année faudrait-elle qu’elle le loue pour rentrer dans son investissement hors coût d’achat, sachant qu’elle a mis le jardin gracieusement à la disposition de la Mairie de Sées qui en assure l’entretien ?
»


5 886 822 € / 12 000 = 490 ans… Je gère dit M. de Ballore, Président du Conseil départemental… Pour les 500 années qui viennent ?...



Jacques-René Hamel-Hebert




Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 20/12/2017 • 0 commentaires  • Lu 152 fois • Version imprimable

Messieurs les Conseillers Départementaux, messieurs Lambert et de Balorre. Le Palais d’Argentré est le bien de tous les Ornais, il n’est pas votre propriété.

Le Conseil Départemental brade le patrimoine public, avis aux ornais ! Communiqué de presse de la Libre Pensée de l'Orne

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COMMUNIQUE DE PRESSE, LE 18 OCTOBRE 2017

Messieurs les Conseillers Départementaux, messieurs Lambert et de Balorre. Le Palais d’Argentré est le bien de tous les Ornais, il n’est pas votre propriété


Notre Président (par défaut) du Conseil Départemental de l’Orne, de Ballore fait dans le phrasé suranné pour répondre à l’interpellation des instances laïques du département, à propos du bail emphytéotique cédant le Palais d’Argentré bien public à une nébuleuse immobilio-associativo-confessionnelle inconnue de tous et soutenue par une fondation très intime, à l’objet à géométrie variable.

Sur le volet réglementaire, de Ballore a pris des libertés avec la réglementation encadrant son institution :

  • Lorsqu’il fait délibérer le Conseil Départemental, le 24 mars 2017, il n’existait aucune SCI créée qui aurait pu bénéficier de cette location. La SCI du Palais d’Argentré fut créée cent jours après, le 3 juillet 2017. Le Conseil ne pouvait donc délibérer sur l’attribution d’un bail dont l’emphytéote n’existait pas. La dame OUAZANA n’a apporté aucune caution particulière le jour de la délibération.

  • La modicité du montant du bail 1000/€/mois ne couvrira jamais les 5.886.822 € investis dans les travaux de rénovation faits par le Conseil Général d’alors, un bail conclu pour trente ans ne pourra compenser les frais engagés, il faudrait 58 ans. Cette perte financière pourrait être majorée du prix d’achat initial en 1999, que nous ignorons.

  • A notre connaissance ce bail n’est pas indexé, cette cession à bail constitue doublement un dol en regard de la loi.

  • Autre dol, la SCI pourra louer à son profit tout ou partie des locaux pour l’organisation de festivités.

  • Elle pourra grever le Palais d’Argentré d’une ou plusieurs hypothèques pour financer les travaux qui s’élèvent à 4 000 000 d’€. Quid d’un défaut de paiement ? Quel impact sur la l’intégrité foncière ?


Pour la justification de la location, de Ballore use d’une formule ampoulée et surannée : « superfétatoire », pour stigmatiser les associations laïques qui ont réagi.  Mais oui, monsieur le donneur de leçons, il y a un distinguo entre traditionnaliste et intégriste, seulement la philosophie de la fraternité St Pierre a beaucoup à voir avec le sectarisme de la Fraternité St Pie X.

Si elle existe dans les dires, la différence s’efface parfois devant les faits ; il convient de prendre en compte les passerelles entre la Fraternité St Pierre (qui gèrerait la scolarité du postulant collège qui serait créé au Palais d’Argentré, c’est aussi celle qui assure l’encadrement et la pédagogie à la croix des vents, le collège et lycée de garçons). Cette Fraternité st Pierre a des passerelles ténues avec la Fraternité st Pie X celle de Mgr Lefèvre. Le corps professoral et l’encadrement religieux sortent du même tonneau…

Sées, un temps terre d’accueil de tous les proscrits de la Terre, doit-il devenir le nid des Sens Commun, fraternités de tous poils aux volontés de schisme avec l’idéal républicain ?

Agissez près de vos Conseillers Départementaux, la plupart ont voté cette location sans savoir, seuls les Elus républicains ont refusé. La Libre Pensée Orne souhaite que les élus du Conseil Départemental reviennent sur leur engagement.

Martine Hamel



Par De Cornecul • Actualités • Vendredi 20/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 251 fois • Version imprimable
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