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Prix Faux-cul d’honneur, attribué à : Nicolas HULOT Ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.

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Avec l'aimable complicité de Glon

 
Nous connaissions le Hulot plongeur, surfeur, homme d’affaires, dévoreur de belles âmes, Pilote de Hummer, et de hors-bord surpuissant, d’hélicoptère, de moto, sans méconnaître le réalisateur et présentateur-vedette et accessoirement berger de brebis avec Ushuaïa (la fondation), sans oublier l’éphémère candidat à la présidence de la république, un temps l’homme préféré des français…


Nous vous avions montré, sur le précédent blog, le courageux ministre HULOT au sommet des éoliennes sarthoises scrutant de loin l’immense terrain destiné à l’aménagement commercial gigantesque de son contact Hervé, l’homme d’affaires local.

Vous connaissez peut-être le Tartuffe qui depuis quinze ans tente de ripoliniser les politiques agressives de ses différents donneurs d’ordre publics et privés (une quinzaine de sociétés, pour une soixantaine de produits qui génèrent de confortables revenus au ludion médiatique jusqu’en août 2017 près de 250 000 €/an).

Vous ignoriez certainement l’Homo-Biocidus qui décida le 3 septembre 1993, pour son mariage, de recevoir ses 300 invités sur
l’ile du Fort National (réserve ornithologique au large de St Malo), pour une party où la patrouille de France passa à basse altitude pour saluer les mariés… Connaissez-vous le surfeur qui à bord de son semi-rigide puissant défie les vagues au large, ou le pilote impétueux qui au volant de son 4x4 brave les limitations de vitesses le long de la Rance effarouchant les oiseaux nicheurs. On passera sous silence l’utilisation du hachoir à passereaux et autres oiseaux, lors des atterrissages et décollages de son hélico.

Le Tartuffe Nicolas Hulot, récidive gravement es fonction de ministre de la Transition écologique, le mercredi 21 mars à l’assemblée nationale, il a versé des larmes de crocodile réclamant un « sursaut d'indignation » pour défendre la faune et la flore de la planète, déplorant le fait que : « la biodiversité tout le monde s'en fiche ».

« 30 % d'oiseaux en moins en quelques années, 80 % d'insectes en moins à l'échelle européenne, le dernier grand mâle rhinocéros blanc du nord de l'Afrique a disparu. Moi ça ne me provoque pas de la peine, pas de la colère, (mais) de la honte, de la honte de savoir que derrière la sixième extinction de la biodiversité, la responsabilité c'est nous », a déclaré le ministre de la Transition écologique devant les députés.

« Il y a des tragédies invisibles et silencieuses dont on s'accommode tous les jours, eh bien je vous le dis, tout seul, je n'y arriverai pas », a-t-il ajouté. « Oui je vais vous présenter un plan biodiversité dans les semaines qui viennent, qui va succéder à la stratégie de la biodiversité, mais très sincèrement, tout le monde s'en fiche, à part quelques-uns », a regretté le ministre,  réagissant à des études publiées mardi 20 mars ayant constaté le déclin "vertigineux" des oiseaux des campagnes françaises ces dernières années, études mettant notamment en cause les pratiques agricoles.

Pas de réponse du Ministre-Sinistre, pas de mesures prises ni à prendre : « Je veux simplement avoir un sursaut d'indignation et de réaction », il aurait pu ajouter seulement un sursaut d’indignation. Ainsi est fait le ministre, il s’indigne (les permis de forage en mer, il s’indigne ; les gaz de schistes, il s’indigne ; les pesticides, il s’indigne ; la prolongation du glyphosate, il s’indigne…). Mardi, dans un tweet, il avait appelé à « se mobiliser » car selon lui « chacun peut agir : réduire les pesticides, lutter contre l'artificialisation des sols, réduire les pollutions ». Il plaide : « tout seul, je n’y arriverai pas »

Pour cet envol lyrique qui voudrait faire oublier sa passivité de ministre envers les prédateurs de la Planète, il obtient un « lever de fesses » cathartique de la plupart des députés de l’Assemblée, ces mêmes élus qui pactisent avec les grands lobbies agricoles et industriels qui hantent les couloirs de l’Assemblée nationale, ou les tables cossues des restaurants en œuvrant en coulisses pour que rien ne change… Jusqu’ici, tout va bien…

Pendant ce temps en dix ans 70 % des insectes ont disparu et 30 % des oiseaux. A Medellin en Colombie 750 chercheurs du monde entier sont en train de plancher sur cette disparition cruciale pour la survie des espèces, et de la nôtre bien entendu…

Du 17 au 24 mars, se déroule la sixième séance plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, (IPBES) créée en 2012. Les travaux présentés y sont alarmants. Ils constatent « que 60 % des sols de la planète sont en mauvais état sous l’effet l’activité humaine, le sous-sol abritant 25 % de la biodiversité mondiale ».


Pendant ce temps-là, Tartuffe-Hulot a un sursaut d’indignation, salué par un lever de fessiers de l’assemblée nationale…. Tu peux dormir tranquille…


 

Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 28/03/2018 • 0 commentaires  • Lu 25 fois • Version imprimable

A propos de la visite de Nicolas Hulot en Sarthe, ou, "Mont’là-dsus et tu verras BENER".

Quand la visite en Sarthe de notre Ministre-préféré des français suscite les cauchemars les plus fous… Chez les riverains de Béner et les militants, et où l’on rêve tout éveillés que le déjeuner en Préfecture n’a pas été seulement consacré à la transition énergétique.

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A propos de la visite de Nicolas Hulot en Sarthe, ou, "Mont’là-dsus et tu verras BENER"

 

Quand la visite en Sarthe de notre Ministre-préféré des français suscite les cauchemars les plus fous… Chez les riverains de Béner et les militants, et où l’on rêve tout éveillés que le déjeuner en Préfecture n’a pas été seulement consacré à la transition énergétique.




Les cauchemars ont parfois à voir avec des situations de tous les jours. Je vous narre le mien : lundi 8 janvier comme nous l’avons lu et vu abondamment dans les médias, Nicolas Hulot s’est perché en haut d’une éolienne à Juillé, puis il est allé voir les panneaux photovoltaïques à Spay.

Le même jour vers 13h30, la Cheffe de Cabinet de Nicolas Hulot, Madame Anne Rubinstein recevait les associations opposées au projet démentiel de Béner. Projet d’aménagement commercial porté par Benermans, une société appartenant au multimillionnaire Claude Hervé, patron des Leclerc de la région mancelle, propriétaire de château et d'au moins 1 200 hectares de forêt, et par le géant suédois IKEA, expert en cuisines de toutes sortes (optimisation fiscale qui selon Bruxelles aurait pu frauder pour près d’un milliard d’€uro).

Ce projet, le Ministre de la Transition énergétique était censé le connaitre puisque le Cabinet avait reçu deux courriers ayant trait au projet mortifère pour le commerce de centre-ville du Mans. En sept minutes, la Cheffe de Cabinet avait expédié les associations, elle souhaitait probablement ne pas manquer le café du repas servi en l’honneur de Nicolas Hulot à la Préfecture du Mans. Si la Cheffe de Cabinet a relaté aux convives son entrevue express avec les associations, certains des invités auraient pu se taper sur les cuisses...

13h30, c’est l’heure à laquelle je sacrifie à mon occupation post-déjeuner : faire marienne, comme disent les angevins… Je m’endormis aussitôt, la visite d’Hulot s’invita dans mon sommeil... Est-ce un rêve prémonitoire comme il m’arrive assez souvent d’en faire. Mes amis (si, si, j’en ai) m’appellent le devin, mes contempteurs, le maléfique. Revenons à nos moutons noirs…

Dans mon rêve, outre les élus de tout poil (macronisme et œcuménisme obligent) invités aux agapes, deux personnages incongrus se réjouissaient plus que les autres convives. Le propre du rêve, c’est qu’il demeure imprécis par exemple, je n’ai aucun souvenir du plan de table, Le Maire du Mans, Boulard, était-il présent ? je n’en relève pas le souvenir, la Mairesse d’Yvré l’évêque ? on peut en douter sauf s’il était prévu d’aborder pendant le repas le projet LECLERC-IKEA, dont elle est une fidèle supportrice… par contre, dans ce cauchemar une image précise a franchi la frontière du rêve pour s’ancrer dans la réalité : , la présence à table de … Claude Hervé le porteur du projet Bener, et d’un responsable France d’IKEA…

Comme dans tous les cauchemars, quand cela devient tragique, on se réveille pour mettre fin au drame et reprendre pied dans la réalité : pourquoi Claude Hervé et IKEA avaient-ils convoqué Nicolas Hulot à déjeuner en préfecture du Mans ?... Deux scenarii :

  • L’aviation, Claude Hervé a été un temps propriétaire d’un aéroplane et multi-usager de ce mode de déplacement prisé aussi par Nicolas Hulot, surtout pour l’hélicoptère…
  • La chasse, passion raisonnée de Claude Hervé qui reçoit dans ses chasses grands élus, fonctionnaires de hauts rangs, et même un préfet (mi-décembre 2017) pratiquant en cela un mélange des genres déplorable.


En fait, trêve de cauchemars, c’est bien le Préfet et le Ministre qui étaient les puissances invitantes… Ouf on a eu chaud !... Mais alors, le déjeuner en Préfecture en présence de Claude Hervé et d’IKEA France ; c’était aussi un cauchemar ?...

Je vais me recoucher pour cauchemarder la suite…

René Hamel

 

 

BONUS

"Il y a en Préfecture un Ministre qui vient,
Pour voir des éoliennes, on invite le gratin
Un tas d’gens importants, veulent lui serrer la main
Partout mêm' chez l'ministre y faut faire le turbin
pour causer de BENER, assurer nos arrières
Contre les riverains qui ne comprennent rien
Pas d’chance on les a vus
Hulot faut que j'te montre
C'que t'as pas encor vu 
En grimpant sur la table
Hervé s’mit à chanter

Refrain :
Mont' là-d'ssus (bis)
Mont' là-d'ssus et tu verras BENER
Et sois bien convaincu
Qu’tu n’verras rien de plus
Tu verras BENER…"

(avec nos excuses à Lucien Boyer pour le plagiat)


Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 10/01/2018 • 0 commentaires  • Lu 67 fois • Version imprimable

Conseillers-ères départementaux-tales, bougez-vous le C.. !

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Une chose n’est pas juste parce qu’elle est Loi, une chose est Loi parce qu’elle est juste (de Montesquieu)


Dans vos colonnes, à propos de l’interpellation d’une ornaise concernant la location du Palais d’Argentré, le Président du Département de l’Orne concluait par cette aphorisme « M...... H.... fait de la politique, moi, je gère les affaires du Département ». Mais comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Monsieur de Ballore à l’instar de son mentor, imite son illustre prédécesseur en usant d’une forme de spécisme : « nous les grands on dirige, pendant que vous, faites dans la futilité ». C’est le notaire Lambert qui en qualité de président du Conseil départemental avait initié à dessein ce bail emphytéotique.

Je ne suis pas convaincu que l’actuel Président ait une notion avertie de ce type de contrat. Je lui rappelle que : « le bail emphytéotique confère au locataire un droit réel sur le bien immobilier, le preneur bénéficie de droits de propriété s’approchant de l’usufruit ». Ce bail de 18 à 99 ans est une forme de vente déguisée. Le preneur peut :

  • Louer ou sous-louer le bien librement ;
  • Vendre, aliéner, échanger ou hypothéquer la jouissance du bail ;
  • Le droit d’emphytéose peut faire l’objet d’une saisie immobilière.

 

C’est-à-dire que demain, la SCI propriétaire pourrait revendre ses droits et faire une plus-value considérable.

Comment les Conseillers-ères Départementaux-tales ont-ils-elles pu, dans la grande majorité, valider une telle spoliation du bien public. Déjà, dans une sombre affaire, celle de Nonant-le-Pin, nous avions dénoncé la propension moutonnière de nos représentants-tantes à digérer les entorses à la loi, là, trop peu ont contesté le dol dont allait être victime le département de l’Orne. Car il y a bien dol, puisque qu’aucune mise en concurrence, ni information préalable à la réalisation de ce bail, n’ont été faites en amont. Il y a tromperie dans la rédaction du compte-rendu de l’assemblée pléniaire du Conseil Départemental du premier trimestre 2017 puisqu’il est écrit : « aucune offre d’utilisation publique ou privée autofinancée en investissement comme en développement n’était parvenue au Département jusqu’à l’opération ». Il est bien évident que faute d’appel d’offres, il ne pouvait y avoir de réponses…

Monsieur le Président du Conseil Départemental affirme gérer les affaires du Département, je lui oppose qu’il ne les gère pas « en bon Père de Famille » mais au profit de l’exclusive. Outre la possibilité par la SCI bénéficiaire du bail de revendre ses droits bien au-dessus de ce qu’elle aura déjà payé, faisant là une opération financière considérable, je propose à M. de Ballore un court problème de mathématique de niveau CM2 :

  • « Soit une collectivité qui achète un palais en 1990, elle y fait 5 886 822 Euro de frais.
  • Cette collectivité décide de louer pour trente ans ce Palais à une SCI pour la somme de 12 000 €/an.


Combien d’année faudrait-elle qu’elle le loue pour rentrer dans son investissement hors coût d’achat, sachant qu’elle a mis le jardin gracieusement à la disposition de la Mairie de Sées qui en assure l’entretien ?
»


5 886 822 € / 12 000 = 490 ans… Je gère dit M. de Ballore, Président du Conseil départemental… Pour les 500 années qui viennent ?...



Jacques-René Hamel-Hebert




Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 20/12/2017 • 0 commentaires  • Lu 76 fois • Version imprimable

Messieurs les Conseillers Départementaux, messieurs Lambert et de Balorre. Le Palais d’Argentré est le bien de tous les Ornais, il n’est pas votre propriété.

Le Conseil Départemental brade le patrimoine public, avis aux ornais ! Communiqué de presse de la Libre Pensée de l'Orne

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La Libre Pensées de l’Orne, affiliée à la LP de la Sarthe
L’Être Pissot – 61500 LA FERRIERE BECHET – Tél. : 02 33 28 67 69




COMMUNIQUE DE PRESSE, LE 18 OCTOBRE 2017

Messieurs les Conseillers Départementaux, messieurs Lambert et de Balorre. Le Palais d’Argentré est le bien de tous les Ornais, il n’est pas votre propriété


Notre Président (par défaut) du Conseil Départemental de l’Orne, de Ballore fait dans le phrasé suranné pour répondre à l’interpellation des instances laïques du département, à propos du bail emphytéotique cédant le Palais d’Argentré bien public à une nébuleuse immobilio-associativo-confessionnelle inconnue de tous et soutenue par une fondation très intime, à l’objet à géométrie variable.

Sur le volet réglementaire, de Ballore a pris des libertés avec la réglementation encadrant son institution :

  • Lorsqu’il fait délibérer le Conseil Départemental, le 24 mars 2017, il n’existait aucune SCI créée qui aurait pu bénéficier de cette location. La SCI du Palais d’Argentré fut créée cent jours après, le 3 juillet 2017. Le Conseil ne pouvait donc délibérer sur l’attribution d’un bail dont l’emphytéote n’existait pas. La dame OUAZANA n’a apporté aucune caution particulière le jour de la délibération.

  • La modicité du montant du bail 1000/€/mois ne couvrira jamais les 5.886.822 € investis dans les travaux de rénovation faits par le Conseil Général d’alors, un bail conclu pour trente ans ne pourra compenser les frais engagés, il faudrait 58 ans. Cette perte financière pourrait être majorée du prix d’achat initial en 1999, que nous ignorons.

  • A notre connaissance ce bail n’est pas indexé, cette cession à bail constitue doublement un dol en regard de la loi.

  • Autre dol, la SCI pourra louer à son profit tout ou partie des locaux pour l’organisation de festivités.

  • Elle pourra grever le Palais d’Argentré d’une ou plusieurs hypothèques pour financer les travaux qui s’élèvent à 4 000 000 d’€. Quid d’un défaut de paiement ? Quel impact sur la l’intégrité foncière ?


Pour la justification de la location, de Ballore use d’une formule ampoulée et surannée : « superfétatoire », pour stigmatiser les associations laïques qui ont réagi.  Mais oui, monsieur le donneur de leçons, il y a un distinguo entre traditionnaliste et intégriste, seulement la philosophie de la fraternité St Pierre a beaucoup à voir avec le sectarisme de la Fraternité St Pie X.

Si elle existe dans les dires, la différence s’efface parfois devant les faits ; il convient de prendre en compte les passerelles entre la Fraternité St Pierre (qui gèrerait la scolarité du postulant collège qui serait créé au Palais d’Argentré, c’est aussi celle qui assure l’encadrement et la pédagogie à la croix des vents, le collège et lycée de garçons). Cette Fraternité st Pierre a des passerelles ténues avec la Fraternité st Pie X celle de Mgr Lefèvre. Le corps professoral et l’encadrement religieux sortent du même tonneau…

Sées, un temps terre d’accueil de tous les proscrits de la Terre, doit-il devenir le nid des Sens Commun, fraternités de tous poils aux volontés de schisme avec l’idéal républicain ?

Agissez près de vos Conseillers Départementaux, la plupart ont voté cette location sans savoir, seuls les Elus républicains ont refusé. La Libre Pensée Orne souhaite que les élus du Conseil Départemental reviennent sur leur engagement.

Martine Hamel



Par De Cornecul • Actualités • Vendredi 20/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 165 fois • Version imprimable

Jeu de chaises musicales au Conseil Départemental de l’ORNE

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Chenu, le 3 mars 2017, édition du 19/20 de France 3 Basse-Normandie
 
 

Quatorze jours sans pilote, le bateau Orne était en péril, le barreur par défaut de Balorre, pouvait-il faire face à une possible mutinerie de l’équipage, ou subir un putsch, comme celui réussi par son prédécesseur Lambert en août 2007 contre H. Burel, son acolyte, et en 1993, lors de la destitution d'H. d’Andigné, ancien président du conseil général ?

La séance plénière extraordinaire du conseil départemental qui s’est tenue le 3 mars 2017 a accouché d’une surprise de taille :

  • La nomination, contestée de C. de Balorre, comme président ? Que nenni ; c’était attendu.

  • Non, c’est la résurrection d’Alain Lambert, le partant-souffrant qui, malgré la bronca de l’équipage, s’imposa premier vice-président.


La nomination au califat du thuriféraire de Balorre, le Tartarin de Saint-Leger-sur-Sarthe ne surprendra pas. Nous savions notre chef des Nemrod ornais, piaffant d’impatience, maitrisant avec peine ses élans…

Malgré ses problèmes de Santé dont il semble s’être remis pour l’instant, notre ex-président Lambert aura pu éjecter le premier vice-président et s’assoir à sa place.
Pour user d’hyperbole, nous dirons que, la pente risquant d’être rude, l’ancien maillot jaune Pinocchio-Lambert se calera désormais dans la roue d’Isnogoud-de Balorre afin de moins « prendre le vent ».

Après dix ans de règne sans partage, après quelques trahisons, quelques flatteries, quelques félonies, quelques prébendes, quelques mensonges et un parjure plus tard, Lambert lève, un peu, le pied, gardant néanmoins le volant du char départemental.

Il a fière allure cet attelage, le cocher-Nemrod de Balorre, sur son siège perché haranguant les chevaux de la voix. Et bien entendu, comme postillon le toujours Pinocchio-Lambert, fouet en main, menant l'équipage en véritable maître de l'attelage. Pardon pour cette métaphore hippique, mais elle illustre bien la pantalonnade mise en scène par Lambert, et exécutée avec zèle par ses affidés. 

Qu’attendre de ce tour de passe-passe ?...

  • La fin des emplois de complaisance, des embauches d’amis et de familiers au conseil départemental et dans les structures para-départementales ?..Le dernier en date, l’ancien conseiller général déchu, Bigot, recyclé au service communication…
  • Pouvons-nous imaginer que Pelleray l’ancien directeur de cabinet de Lambert, devenu consultant, et sa famille, puissent répondre aux marchés publics proposés par le « bidule » Ingénierie 61, la boite à outils de Lambert ?.. Pelleray a élu domicile à une portée de fusil du Quartier Lyautey, où il a gardé son strapontin, son lourd carnet d’adresses, et semble-t-il, une permanence téléphonique. Lors de son départ, n’a-t-il pas déclaré à la presse : « J’ai créé un cabinet de chasseurs de coûts qui va réaliser des audits pour les collectivités, les entreprises afin d'optimiser les coûts sur les achats, les frais généraux... Et je vais aussi suivre la création du campus des métiers au sud d'Alençon avec le regroupement et le développement des CFA et la création d'une école du numérique et de l'internet ».
  • Attention, aux conflits d’intérêts ; dans sa fonction passée de directeur de cabinet, Alain Pelleray a commis à maintes reprises le péché véniel (1) de prise illégale d’intérêts… Pour lui et la famille.
  • Le mystificateur-truqueur-menteur-bricoleur-parjure Lambert, président du conseil général d’alors, avait déjà jonglé avec l’anti constitutionnalité en se maintenant au Conseil Général alors qu’il était nommé à la Cour des Comptes : il devait s’abstenir de tout commentaire politique (mesure qu’il a transgressée à maintes reprises, affichant des soutiens lors des diverses échéances électorales… bafouant son droit de réserve).
  • Il persista en créant Orne Métropole, un « bidule » qui à terme devait mettre sous sa coupe, toutes les collectivités Ornaise. Voyant l’inconstitutionnalité de sa nouvelle chimère, il réactive en lieu et place « sa boite à outils » Orne Ingénierie, véritable machine à dominer le département. Et, une fois encore, les cinquante-trois moutons du conseil départemental subissent sans piper le dictat (voir Orne Métropole un concept fumeux à la recherche d’une concrétisation législative sur Médiapart).


Nous ferons nôtre, la conclusion de Michel Abbervé dans le papier ci-dessus, rédigé pour Alternatives économiques : « Il passera de l’eau sous les ponts de l’Orne, de la Dives, de la Touques, de la Mayenne, de la Sarthe, de l’Huisne, de la Risle… Avant que la loi ne reconnaisse qu’Orne Métropole a du sens. Heureusement ».


René Hamel


(1) Péché véniel : il le fut certainement puisque les autorités judiciaires n’ont jamais enquêté. Consulter sur Mediapart : « du journalisme d’amitié à l’investigation du lanceur d’alertes ».



Par De Cornecul • Actualités • Dimanche 05/03/2017 • 0 commentaires  • Lu 204 fois • Version imprimable

Quand c'est fi-ni ni-ni, ça re-com-men-ce... (air connu)

Revue de presses TRAFIGURA : Indemnisation des victimes des déchets toxiques à Abidjan : toute la vérité ! - Matières premières : des négociants suisses accablés par un rapport

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Léo Ferré


Indemnisation des victimes de déchets toxiques d’Abidjan : Trafigura, Cabinet Leigh Day, associations, voici toute la vérité !

Par Amani Georges
Publié le 23 août 2016 - modifié le 25 août 2016


L’indemnisation des victimes liées aux déchets toxiques qui ont pollué la ville d’Abidjan en 2006 est loin d’être une réalité en Côte d’Ivoire. Pourtant en juin dernier, un tribunal à Londres avait condamné le Cabinet Leigh Day à dédommager 4752 plaignants à hauteur de 750.000 francs par personne. Mais tous n’ont pas reçu le montant de leur dédommagement et d’autres associations réclament encore réparation à Trafigura. Dix ans après, voici toute la vérité sur l’affaire « Probo Koala »

Confusion autour du dédommagement des plaignants du Probo Koala

L’affaire des déchets toxiques est toujours une actualité gênante pour le gouvernement Ivoirien, chacun se renvoi la patate chaude. Cela fait plusieurs années que l’opération d’indemnisation des victimes des déchets toxiques déversés dans la ville d’Abidjan tâtonne. Dix ans après l’empoisonnement de la capitale ivoirienne par des navires affrétés par Trafigura, des dizaines de milliers de plaignants n’ont toujours pas perçu le moindre centime en guise de dédommagement. Le vendredi 19 août 2016, une des associations laissées pour compte a tenu une manifestation devant le siège de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire. Selon le RENADVIDET-CI (Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire), cette action visait à interpeller la communauté internationale sur la réalité de la boue polluante au pays. Au-delà de la question du dédommagement, plusieurs sites où avaient été déversées les ordures n’ont pas été totalement dépollués, exposant toujours les occupants de ces lieux à ces produits toxiques.

Trafigura blanchi dans l’affaire des déchets toxiques ?

Pour les différentes associations militant pour le droit des victimes, Trafigura, en tant qu’affréteur des ordures polluantes à Abidjan, est le principal responsable de ce scandale écologique. Mais la responsabilité du courtier pétrolier n’a jamais été directement admise par la juridiction ivoirienne grâce à l’accord financier qu’avait passé la société pétrolière avec le gouvernement ivoirien en 2007. Moyennant cet arrangement dont le montant est estimé à plus de 100 milliards de francs Cfa, Trafigura s’est retrouvé à l’abri de toute poursuite judiciaire au niveau national comme sur le plan international. Les actions entamées par les représentants des victimes visent donc le Cabinet Leigh Day, structure chargée de coordonner l’opération d’indemnisation avec les différentes associations.

Le Cabinet Leigh Day scandalisé sur sa procédure d’indemnisation des victimes

Pour résoudre la question du dédommagement des plaignants du Probo Koala, Leigh Day avait versé une tranche de 22,5 milliards de francs Cfa à l’association dirigée des victimes dirigée par Claude Gohourou. Mais sur les quelques 30.000 personnes à dédommager, seule une poignée avait perçue les 750.000 francs Cfa versées à chaque plaignant. Le reste de l’argent aurait été détourné par l’association de Gohourou selon les autres organisations de défense des droits des victimes des déchets toxiques. Devant l’insatisfaction des personnes ayant portées plainte, de nouvelles procédures judiciaires avaient été entamées contre le Cabinet Leigh Day au plan international. En octobre 2014, l’UNAVDTCI dirigée Denis Yao Pipira a déposé une nouvelle plainte contre le cabinet pour exiger le dédommagement des victimes. Deux ans plus tard, c’est-à-dire le 17 juin 2016, un tribunal londonien avait tranché en faveur de l’organisation militant pour le droits des personnes infectées par les ordures polluantes. C’est ainsi que Leigh Day avait été condamné à verser des indemnités à 4752 plaignants. Mais les personnes réunies au sein de l’UNAVDTCI n’ont pas touché les 750.000 francs Cfa de réparation comme il avait été convenu. De nouvelles audiences devraient avoir lieu au mois d’octobre contre le Cabinet.

L’opération d’indemnisation en Côte d’Ivoire des victimes du Probo Koala est un processus difficile eu égard du nombre pléthorique d’associations de défense des plaignants. Tous les plaignants auraient eu gain de cause si toutes ces structures avaient été fédérées pour former une seule entité représentant la population ivoirienne dans l’affaire Probo Koala.


Bon chien chasse de raceou tel père tel fils

Ou bien

Ou y’a d’la gêne, y’a moins d’profit

En France la filiale GDE balance 150 000 tonnes de déchets toxiques dans la nature, en Afrique, la maison-mère vend de l’essence « aux normes africaines » (à lire attentivement)




Matières premières Des négociants suisses accablés par un rapport

Le 16 septembre 2016, in Globale



Alors que ces carburants sont interdits en Europe car très polluants et cancérigènes, ils sont largement vendus sur toute la chaîne d'approvisionnement de l'Afrique de l'Ouest, a indiqué jeudi devant la presse Public Eye, anciennement connu sous le nom de Déclaration de Berne. Dans un rapport publié hier, intitulé "Dirty Diesel", l'organisation non gouvernementale (ONG) met en lumière comment ces négociants suisses profitent des faibles standards africains pour inonder une grande partie du continent d'un carburant toxique, dangereux pour la santé de millions de gens et pour l'environnement.

Le document fait aussi état de "quatre négociants suisses, tous propriétaires de réseaux de stations-service en Afrique: Trafigura et son félin Puma Energy; Vitol et son enseigne Shell pilotée par le consortium Vivo Energy; Addax & Oryx Group et sa branche aval Oryx Energies, Lynx Energy".

Les carburants analysés présentent jusqu'à 378 fois plus de soufre que la teneur autorisée en Europe. Le maximum de concentration en soufre a été détecté au Mali, dans une station de pompage d'Addax & Oryx. Plus que l'essence et le diesel toxiques, les négociants suisses fabriquent également des produits baptisés "qualité africaine" en mélangeant "divers produits pétroliers semi-finis à d'autres substances pétrochimiques".

"Notre enquête a duré trois ans, dans huit pays africains mais aussi dans la région d'Amsterdam, Rotterdam et Anvers, où est produite une part importante de ce carburant appelé "qualité africaine" par l'industrie".

Dans une pétition adressée à la société Trafigura, Public Eye et ses partenaires africains ont demandé au géant genevois de "s'engager à ne vendre que des carburants conformes au standard européen partout dans le monde". Car selon toujours la conclusion de cette ONG, les teneurs en soufre sont 1 000 fois plus élevées que le niveau autorisé en Europe et aux Etats Unis.

Bref, le journal Libération étale les détails du Rapport explosif de l'Ong Public Eye.

De plus, la société se justifie en indiquant qu'une entreprise seule n'est pas en mesure d'échapper aux règles du marché.

Parmi les sociétés de distribution impliquées, trois ont répondu qu'ils satisfaisaient aux exigences réglementaires du marché et que ce n'est pas dans leur intérêt de maintenir les niveaux de soufre plus élevés qu'ils ne devraient l'être. "En Afrique, ajoute le porte-parole de la société, les gouvernements contrôlent et règlementent les importations de carburant et ce sont les seuls habilités à déterminer les normes" à ce sujet.

Ce carburant a des conséquences désastreuses sur la qualité de l'air et donc sur la santé publique.

Pour Andreas Missbach, "les entreprises suisses sont responsables dans ce commerce effectué avec l'Afrique qui est légal, mais illégitime".



Lisez l’excellente enquête de Public Eyes sur internet


 


Par De Cornecul • Actualités • Mercredi 21/09/2016 • 0 commentaires  • Lu 281 fois • Version imprimable

« L’est gonflé çui-là »

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« L’est gonflé çui-là »


Cette réflexion, nous l’avons entendue à la fin du discours d’Alain Lambert au Haras du Pin, lors de la réception des champions olympiques médaillés du concours complet de Rio.

Nous avions noté depuis quelques temps, une discrétion de bon aloi de notre valeureux Président du Conseil Départemental qui, au fil de l’actualité judiciaire et prenant acte des décisions de justice, mettait quelques bémols à son soutien zélé au projet de décharge de Nonant le Pin.

Sa nomination à la Présidence du conseil d'administration du nouvel établissement public administratif (EPA) du Haras national du Pin a fini de le transformer.

Cette distinction, donne un brevet de rédemption, à celui qui n’aura jamais à faire acte de contrition.

Nous pourrions pourtant être tentés de reprendre ses déclarations de conformité et les écrits zélés, au bénéfice de GDE le porteur du projet mortifère de la décharge de Nonant le Pin, mais peut-être est-il temps de « poser les couteaux ».

Dans cet esprit de conciliation sommes-nous néanmoins autorisés à évoquer certaines envolées lyriques du blog d’Alain Lambert du 19 août (véritable ode au Pin et à sa région) où il endosse l’uniforme du Général-prophylacteur d’une activité équine et équestre qu’il a un temps mise à mal… Peut-être à mal à en mourir, jetant la désolation sur toute une région.

Nous sommes désormais rassurés quoique que les photos mises en ligne sur son blog dévoilent un sourire carnassier… Aime-t-il à ce point le cheval ? Ou le pouvoir et ses prébendes, ou les trois ?... Quelles missions va-t-il confier à ses thuriféraires Pelleray et Bigot ?...

« Ce 19 août, au Haras National du Pin, c’était un grand bonheur partagé par tous de de fêter nos médaillés olympiques. Nous avons souhaité le faire au Haras national du Pin, lieu mythique. Lieu où concourent comme en 2014, à l’occasion des Jeux équestres mondiaux, les meilleurs mondiaux du Concours Complet, lieu où se tient actuellement le Grand Complet. Lieu dont le cœur a battu si fort durant les moments si riches des JO de RIO. (…)

L’Orne n’a jamais porté avec autant de fierté son emblème cheval. Mieux, nos médaillés nous ont offert un sentiment inestimable, celui de mériter cet emblème. Ils ont fait vivre la devise « calme, en avant et droit » qui est au fondement des valeurs équestres.

La cérémonie s’est tenue au Haras national du Pin, une merveille forgée par 300 ans d’histoire et dont le potentiel est immense : sport, patrimoine, culture, espace muséographique, accueil de groupes, formations… Ce sont plus de 100 jours de compétitions hippiques qui sont organisées, dont le Grand Complet, une magnifique rencontre qui rassemble toutes les générations.

(…) C’est le serment du Pin, le serment de sa renaissance à laquelle nous nous engageons tous. Le Conseil départemental de l’Orne est un acteur majeur du développement de la filière équine et des rendez-vous sportifs d’envergure internationale. Aujourd’hui, il est le garant de la volonté des Ornais de faire revivre le Pin. »


Et dans Ouest-France :

« L’Orne n'a jamais aussi bien porté son emblème cheval », s'est ému Alain Lambert, président du conseil départemental de l'Orne, vendredi soir lors de la cérémonie hommage à Astier Nicolas, cavalier toulousain ayant des racines ornaises, et son coéquipier Thibaut Vallette.

Le président ornais, également président de l'établissement public du Haras, a profité de l'occasion pour réaffirmer sa volonté de redonner sa grandeur au Pin qui a fêté ses 300 ans l'an dernier :
« C'est un lieu qui fut mythique et qui est impatient de le redevenir. [...] Je fais, devant nos champions, le serment du Pin qui est le serment de sa renaissance. »

 

Ouf, nous sommes passés tout près du naufrage, de cette région vouée à l’excellence équine, mais pour utiliser une parabole marine (incongrue ici, quoique, peut-être avons-nous en voile un compétiteur olympique dont les grands parents ont des origines Ornaises, alors, notre barreur en chef du Conseil Départemental, n’aura cesse d’organiser une réception des compétiteurs au lac du Mêle sur Sarthe).

Nous sommes assurés désormais que le Grand Timonier du Conseil départemental, aussi le Président de l’Etablissement Public du Haras du Pin, cet ancien Ministre, ancien Sénateur, ancien Magistrat de la Cour des Comptes, ancien vice-président du Conseil Régional, ancien Maire d’Alençon, ancien Président de la communauté Urbaine, ancien Conseiller Général du canton d’Alençon, puis de Putanges et ancien Conseiller municipal de St Céneri, et toujours Médiateur des Normes, aura à cœur de mener le Département de l’Orne, devenu première Métropole Départementale en France, sur les routes de la félicité et de la prospérité .

Terminer ce blog, sans évoquer la quête sans limites d’une filiation départementale de notre héros, honoré au Haras du Pin, nous ne pouvons y résister. Il est vraisemblable que la plupart des athlètes engagés à Rio, avaient eux aussi les mêmes racines lointaines que celles évoquées par notre Vénérable Président.

Que dire alors des départements ultramarins, véritables pépinières de champions, toutes disciplines confondues.

Enfin, lorsque notre grand Timonier troquera sa veste siglée du 61 d’usage, contre un kimono, peut-être se souviendra-t-il des quelques jeunes judokas, eux parfaitement Ornais, qui seront nos prochains représentants à Tokyo, ces jeunes souffrent de l’oubli dans lesquels les autorités les confinent, réduits à la diète financière, même si l’argent n’est pas leur moteur essentiel…

Le zélateur de service : René Hamel

 


Par De Cornecul • Actualités • Lundi 22/08/2016 • 0 commentaires  • Lu 391 fois • Version imprimable

Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites (pardon, Molière pour le plagiat)

Dans Alternatives économiques, le blog d’un éminent professeur Michel Abhervé met à mal en termes choisis, la mainmise de Lambert sur le département, et critique son omnipotence.

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Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites (pardon, Molière pour le plagiat)

Dans Alternatives économiques, le blog d’un éminent professeur Michel Abhervé met à mal en termes choisis, la mainmise de Lambert sur le département, et critique son omnipotence.

Qui est Michel Abhervé :

Professeur associé à l'université de Paris Est Marne la Vallée, il y enseigne l'économie sociale et les politiques publiques dans une licence professionnelle "Management des organisations de l'économie sociale". Il a mis en place la possibilité de suivre cette formation en apprentissage. Il intervient également dans le Master rénové "Management de l'insertion dans l'économie sociale et solidaire" et contribue à l'animation du site de la Chaire d'ESS de l'Université, en tenant en particulier l'agenda.

Pour contourner la loi NOTRe, dans l’Orne on ne s’encombre pas du respect de la Constitution

Article posté le Lundi 4 juillet 2016

L’article 71 de la Constitution prévoit que “Aucune collectivité territoriale ne peut exercer une tutelle sur une autre “. Pour contourner cette règle, le président du conseil départemental de l’Orne, Alain Lambert, déploie une réelle compétence.

S’il a (provisoirement ?) renoncé au concept de métropole rurale, mélange d’oxymore et de surréalisme (voir La défense surréaliste de l’Orne qu’Alain Lambert veut transformer en métropole rurale et  Orne Métropole ou l’art de l’oxymore selon Alain Lambert qui légitime ce qu’il prétend combattre) , Alain Lambert continue à déployer son projet baptisé Orne Métropole.

Dans son blog, toujours actualisé, ce qui est loin d’être e cas de nombreux blogs d’élus, cette démarche est présentée en ces termes  “Le cadre juridique des métropoles a été conçu pour des aires urbaines au peuplement plus dense que le département de l’Orne. Il constitue cependant un repère et un vocable au bénéfice duquel des financements pourraient être accessibles dans les années à venir. Le vocable de « métropole » permet de bien identifier la démarche d’innovation territoriale et d’affirmer un positionnement juridique « sui generis » (de son propre genre).”Difficile de dire plus clairement qu’on utilise un terme qui ne convient pas dans l’espoir de capter des financements

Le plus intéressant est dans l’objectif assumé faire d’Orne-Métropole l’ “émanation de ses communes et intercommunalités membres”,  en leur proposant d’organiser une ” délégation de leurs  missions ou d’actions volontairement consenties par les communes et intercommunalités au Conseil Départemental

“L’ambition est affirmée on ne peut plus clairement “il ne semble pas opportun d’en limiter les domaines [des délégations consenties] mais, au contraire, de couvrir l’ensemble des domaines de leurs compétences ou de la compétence du département, qu’il s’agisse de cohérence territoriale, d’urbanisme, d’aménagement, de restructuration urbaine et rurale, de valorisation du patrimoine naturel et paysager, de réserves foncières, d’établissement, d’exploitation, d’acquisition et mise à disposition d’infrastructures et de réseaux de télécommunications, de politique d’habitat, de logement, de zones d’activités, d’actions de développement économique, de transports, de transition énergétique, et autres “

Alors que la loi NOTRE a enlevé la compétence économique au conseils départementaux, celui de l’Orne tente de les retrouver en  faisant déléguer la compétence des communautés à une instance qu’il contrôle totalement, puisque les communes et communautés ne se voient proposer qu’une rôle consultatif , comme cela est indiqué explicitement

” Les questions d’association des communes et intercommunalités membres à la gouvernance d’Orne-Métropole doivent être examinées et faire l’objet de propositions, sachant que la formule des membres  du Conseil départemental avec voie délibérative doit être préservée, et que la participation de ses partenaires doit s’envisager comme avis

Un nom inadapté fait pour tenter de capter des financements, une formule juridique dite « sui generis » pour tenter de se mettre en marge des catégories de collectivités définies par la Constitution, une tentative de ne pas respecter la répartition des compétences fixées par la loi , et une mise en tutelle de fait des communes et communautés, cela fait un ensemble assez exceptionnel.

On attend avec intérêt de savoir si le Préfet de l’Orne considéra qu’il est possible de défier aussi ouvertement les règles communes.

 

Note de l’OREEAT

1er juillet 2016 couronnement d’Alain 1er grand vizir d’ORNE METROPOLE

Enfin, le séant d’Alain Lambert a un trône à sa mesure. Après avoir créé Ingénierie 61 boîte fourre-tout destinée à mettre sous tutelle municipalités et collectivités territoriales, le voilà qu’il œuvre à visage découvert en créant ORNE METROPOLE.

La finalité : changer de main, de Président du Conseil Général, le voilà Conducator de la principauté ornaise. On doit juste rappeler à Alain Lambert, professeur de droit à sa mode, l’article 71 de la Constitution qui prévoit que “Aucune collectivité territoriale ne peut exercer une tutelle sur une autre“.

Et comme toujours, la docilité des élus aux ordres est confondante, pas une voix ne s’élève contre ce coup d’état larvé. Les quelques égarés, sociaux-démocrates socialistes qui hantent les travées douillettes et soporifiques de l’amphithéâtre départemental, ont rejoint la cohorte des moutons, sous la houlette du pâtre Lambert, ou bien, n’ont rien vu venir.

Déjà l’omni Président-Résident du Conseil départemental maniait le fouet dialectique avec autorité, en parfait berger, il avait coutume, si d’aventure, un mouton noir redressait l’échine, ou si sa toison n’était pas à l’unisson du troupeau, de l’envoyer paître ailleurs… D’abord en disgrâce pour certains, et pour d’autres parfois directement au prétoire, notoirement pour certains journalistes accrédités, qui n’auraient pas été assez thuriféraires…

Dites donc, cher Président-Conducator, à quand notre tour, à OREEAT, nous attendons avec gourmandise une citation, il nous plairait d’égrener le chapelet de nos « délires » (dixit Pelleray Alain) devant un auditoire de choix…

Les électeurs ont voté donnant une majorité confortable à Lambert, mais, les quelques sociaux-libéraux élus se sont-ils interrogés un instant sur ce mélange des genres ? Leur gouvernement fait des lois, et ils cautionnent la tentative de détricotage de Lambert. Pour faire valoir son projet de bidule anti-gouvernemental, craignant d’être contraint d’abandonner certaines de ses prérogatives ce qui contrarierait ses velléités tutélaires, Lambert crée cet artefact associatif qui, promis juré, leur apportera (à tous, et pas seulement à lui) un pouvoir de reconnaissance au sein de la nouvelle donne territoriale. C’est dans ce contexte, et dans celui des réorganisations territoriales, que vient de naître Orne Métropole. L’association a vu le jour jeudi après-midi, dans la foulée de la session du conseil départemental, avec les 42 élus présents (Ouest-France du 1 juillet 2016).

« Cette nouvelle entité a pour but de « donner à l’Orne les moyens de tenir toute sa place dans la grande Normandie et d’y faire entendre sa voix », est-il expliqué dans un communiqué. Le tout dans une démarche « ascendante » : ce sont les communes et intercommunalités qui se tourneront vers Orne métropole afin de mettre en œuvre des actions « au service de la population de l’Orne ». Le tout orchestré par son « bras armée », ingénierie 61, le « couteau suisse des collectivités ». Communiqué de presse du conseil départemental.

En fait, toutes les collectivités territoriales se verront sous la tutelle d’Orne Métropole, via Ingénierie 61, sans oublier le déjà vieil Orne développement (peuplé un temps de copains, et de copains de copains aux formations aléatoires).

Lambert affiche déjà la couleur concernant les tutelles du département : dans un premier temps optionnelles, elles deviendront vraisemblablement, au fil du temps obligatoires et contraignantes, la liste des assistances est sans limites, Lambert commence par : « une assistance d’ordre administratif, technique, juridique ou financier pour les projets d’assainissement et de voirie. Elle intervient également dans les domaines de l’urbanisme, de l’énergie, du numérique, des archives, du tourisme, de la communication (ou officie l’épistolier Yves Bigot, le conseiller déchu du canton du Merlerault, embauché es titres et qualités par Lambert à ce poste après qu’il fut écarté prudemment des candidatures à sa réélection ».

Ce « bidule », n’en doutons pas sera richement doté : quels personnels, quelle nouvelle boite de Pandore, ou
« grenouilleront d’autres Roimier, d’autres Bigot, d’autres Pelleray, copains de vieille lune, cooptés par l’Avatar Lambert Maître en toutes choses de sa nouvelle Principauté »

Fait à La Ferrière-Béchet
Le « mouton noir » Hamel

 


Par De Cornecul • Actualités • Lundi 04/07/2016 • 0 commentaires  • Lu 383 fois • Version imprimable
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