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Moutouh, l’état d’urgence et la COP 21

Il a combien de vies le Moutouh ; pareil au furet, il illustre la chanson : « Il est passé par ici, il repassera par là…»

Par De Cornecul • Actualités • Dimanche 29/11/2015 • 0 commentaires  • Lu 412 fois • Version imprimable

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Moutouh, l’état d’urgence et la COP 21


Samedi 28 novembre 2015

Il a combien de vies le Moutouh ; pareil au furet, il illustre la chanson : « Il est passé par ici, il repassera par là…».

Nous avions connu le Moutouh, professeur d’élégance (insultes des contestants à Nonant-le-Pin), le Moutouh expert en attentats qui se plantait (affaire Merah), le Moutouh préfet en rupture de ban, le Moutouh avocat des affaires, le Moutouh avocat de ses droits, le Moutouh, soutien juridique d’un candidat-président de la république aux comptes de campagne soumis à caution, le Moutouh défroqué, changeant la robe d’avocat contre le bleu de chauffe de ferrailleur en chef chez GDE, le Moutouh professeur d’un droit qu’il brandit comme une matraque, le Moutouh sphinx télévisuel affirmant au monde entier l’honnêteté de l’entreprise, le Moutouh administrateur de l'entreprise VA-FC - Valenciennes Sport Développement, le Moutouh véritable Mère Denis de GDE voulant laver plus blanc que blanc les vilaines taches sur la robe de la vénérable dame GDE en inventant une charte éthique en 7 points : tu n’escroqueras plus, tu ne mentiras plus, tu ne balanceras plus de déchets dangereux dans la nature, etc. Dans le cas contraire, et si cela recommençait, pourrait-il encore compter sur la léthargie d’un procureur distrait qui « oublierait » une autre fois le dossier sous son oreiller et qui se réveillerait une autre fois deux mois après la prescription des faits.
Pour justifier cette prescription, il a même été entendu dans les couloirs du parquet qu’il n’y avait pas de tiers identifié alors que les propriétaires des sites étaient connus et que GDE a reconnu être le dépositaire et le propriétaire des déchets… Cette regrettable erreur ne nous fait douter en rien de la justice caennaise… Ce fut un malheureux concours de circonstance…

Vous pourrez lire, sur le site internet de GDE, la nouvelle charte de l’entreprise, présentée par Alban Grosvallet le nouveau promu, directeur HSE (Hygiène Sécurité Environnement). Avec Alban Grosvallet comme directeur HSE, les riverains des sites de GDE de France et d’Europe ont du mouron à se faire.

Le sieur Grosvallet est ce monsieur courageux qui en mars 2007 prit ses jambes à son cou lorsqu’il vit votre rédacteur rentrer dans la salle où se tenait l’enquête publique d’un projet de broyeur de 5000 CV porté par GDE à Nambsheim près de Mulhouse.
Alors qu’il campait dans la salle, près du Commissaire Enquêteur, depuis deux jours pour dispenser la bonne parole de la maison qui l’employait aux déposants à l’enquête publique, il vit votre serviteur arriver avec, sous le bras, le dossier des déchets toxiques de l’affaire d’Abidjan (voir déchets toxiques de Trafigura). Comme s’il avait vu le diable, il courut se réfugier dans l’appartement du maire M. Schmidt.

Ce menteur patenté, ce possible faussaire (la plainte est en cours) qui, en 2007, aurait truqué les échantillons destinés à la DRIRE, les rebaptisant banals alors qu’il les dénommait à ses dirigeant (Dauphin, Saison, Monnier) comme dangereux, toxiques et inaptes à l’enfouissement à Nonant-le-Pin, afin de justifier du caractère inerte de ceux-ci. Alors que dans le même temps, il se répandait dans la presse et devant France3 de l’absence de risques. Ce Grosvallet, directeur de l’environnement de GDE qui dans ces temps là, ouvrait les vannes de l’atelier de batteries de Rocquancourt afin de faire disparaître huiles et acides dans le fleuve Orne, en amont de la station de pompage de Caen. Dormez braves Caennais, dormez personnel de l’entreprise, dormez riverains des sites GDE, le directeur Hygiène, Sécurité et Environnement du groupe veille sur vous.

Dites donc Monsieur Moutouh, juriste émérite, chargé de ripoliniser la façade de GDE, vite un procès, les deux témoins de cette affaire ont encore la mémoire intacte des faits et des dates. Vite une plainte, afin que le monde puisse au mieux qualifier votre fonction déléguée en CDD (le temps de régler toutes ces « affaires anciennes » comme dites vous). Ces affaires anciennes validaient l’approbation des services de l’Etat pour l’accueil des déchets toxiques à Nonant-le-Pin. Vous voudriez que le bon peuple se satisfasse de vos déclarations à l’emporte pièce, elles sont pitoyables, requérant l’amnésie dans ces affaires.

A l’occasion, nous pourrions, au prétoire en évoquer de plus récentes : le transport par un petit utilitaire, de disques durs d’ordinateurs de Rocquancourt, à Montoir-de-Bretagne en plein mois de juillet pour y être détruits par broyage.

Ou bien encore, messieurs les policiers, et Messieurs les Juges seraient en mesure d’apprécier ce scenario digne d’un roman policier :

Ce petit utilitaire, bien utile, transportant des archives compromettantes. Ces papiers chargés à Rocquancourt un samedi, passent la nuit à l’Etang-Bertrand (50260 Manche). Le lendemain, ils prennent la direction de Bertrange (Luxembourg, chez Connex, au n° 39 rue du Puits Romain ; cette société est devenue ECORE Transport Luxembourg). La voiture s’engage sous des regards curieux dans un parking souterrain, elle fut semble-t-il déchargée en un tour de main, les documents furent transférés dans trois ou quatre voitures foncées qui ressortirent aussitôt, sans pouvoir voir les immatriculations…

Vous voulez la fin de l’histoire, un autre voyage fut programmé sur lequel nous n’avons aucun élément… Demandez à vos services ce qu’il en fut.

Voulez-vous le nom du scénariste, celui de la vedette principale de ce roman, avec le reportage photographique ; nous vous l’offririons dans le même temps que nous le publierons.

En voilà un beau roman policier, Monsieur Moutouh le ferrailleur-avocat-professeur de morale...
Si vous aviez des envies épistolaires, nous pourrions vous aider à écrire la suite. Ces magouilles sont récentes. Ils semblent qu’elles coïncident avec la mise en examen de vos dirigeants pour surfacturation des déchets et sous facturation des ferrailles et métaux pour lesquels GDE ou ses dirigeants anciens ou présents sont poursuivis.

Portés par nos convictions citoyennes bien que mesurant les risques que nous courrons à dénoncer depuis dix ans les magouilles de l’entreprise et celles de feu votre dirigeant suprême saint Claude Dauphin, (la mort acquittant les peines infamantes), nous osons vous crier à la face : «  même pas peur !... »
Bas les masques, Monsieur le Sphinx, vous gérez une entreprise aux antipodes de l’image que vous prétendez en donner, vous avez la presse pour vous répandre, nous avons notre arme suprême : la vérité face à vos mensonges. Suivez bien notre blog, vous ne serez pas déçu… Notre prochaine publication traitera des importations illégales de déchets…


Depuis que nous encadrons les activités contrevenantes ou délinquantes de la glorieuse GDE, l’entreprise-voyou, que vous avez la charge de conduire par délégation, il est constant de noter que vos dirigeants disparaissent au rythme des mauvais coups qu’ils couvrent, dès que nous osons braver l’omerta. Nous avons cerné depuis longtemps vos appuis politiques de tous bords, vos relais institutionnels DRIRE (DREAL), préfectures, DPPR, Ministères, grands élus, confraternités diverses...

En disons-nous plus que nous en savons ; ou bien en savons nous plus que nous en disons ?...

Il conviendra aussi dans un prochain papier de notre blog de lister vos mensonges. Evoquons ici un des plus évidents : vous prétendez demander réparation aux entreprises, à l’Etat, aux bloqueurs. Il me semble qu’en droit fiscal vous pouvez provisionner vos pertes qui vous permettront de modérer votre fiscalité… Nous prendriez-vous pour des ignares ? Encore une preuve d’élégance…

Pour en revenir à la litanie de vos casquettes, cher M. Moutouh, voilà que vous faites dans l’image combattante, il est vrai que vous pratiquez les arts martiaux. Véritable coq tonitruant, chantant « la victoire par KO de GDE Nonant », juché sur un tas de RBA « bien sûr tous conforme aux exigences administratives », vous voilà matamore, clamant à tous vents l’excellence d’une entreprise que vous dirigez de fraîche date, et dont vous oubliez à dessein le lourd passé.

Hier, sur décision du vice-président du tribunal d’Argentan, une ordonnance a été notifiée aux opposants à ce projet mortifère : interdiction de manifester et d’occuper le territoire public devant la décharge de Nonant-le-Pin sous astreinte de 500 € pour chacun des occupants et ce durant une année. Votre cynisme de directeur général délégué de la société-voyou GDE, vous a fait transgresser les règles élémentaires du savoir vivre ensemble, réduisant cela par un slogan qui se veut choc : « GDE Nonant, victoire par K.O ». Enfin, nous constatons qu’il manque un ruban à Votre Suffisance, quelques références historiques, pour reprendre votre rhétorique guerrière. « Une bataille gagnée peut se solder par une guerre perdue », disait Napoléon III au général de la Motte Rouge durant la bataille de Magenta.

Méditez bien cela, Monsieur…

La suite est beaucoup moins glorieuse, elle confine au sordide, profitant de l’état d’urgence décrété dans le cadre des attentats, renforcé d’un arrêté préfectoral pris dans le cadre de la COP 21 (arrêté interdisant dans le département toute manifestation du 28 au 30 novembre, comme dans tous les départements français).

Vous osez, dans un courrier impudique qui vous discréditera à jamais, écrire à la représentante de l’Etat : « Il va sans dire que cette décision responsable doit également s’appliquer aux activistes qui manifestent et bloquent tous les jours, en toute illégalité, l’accès au site industriel de Nonant-le-Pin », ajoutant son intention « d’apporter, demain, samedi 28 novembre, des déchets dans notre centre de stockage et de tri ».
Manipulant ainsi l’esprit de la loi et bafouant la mémoire d’un peuple qui rendait hommage à ses victimes.

En pleine COP 21 où le sort de la planète se joue autour de la limitation du réchauffement climatique, cet Hugues Moutouh, citoyen à sa manière décide de cracher dans la soupe. Pour la frime, des camions feront plusieurs milliers de kilomètres, bravant la Convention de Bâle, les lois françaises, pour le seul profit d’une société voyou, et pour la satisfaction d’un égo hypertrophié.

Je ne vous salue pas, Monsieur.
René HAMEL (sans l’aval du comité de lecture)